Le président Simon Bérubé veut assurer une présence continue sur le terrain pour mieux faire connaître le travail de la CADEUL. (Photo Nicolas Bégin)
Rentrée à l'Université Laval (1/2)
La CADEUL veut se faire connaître sur le terrain
Assurer une présence continue sur le terrain, voilà la solution du président de la CADEUL, Simon Bérubé, au sujet du problème de méconnaissance des membres envers le travail de leurs représentants.
À l’automne 2007, la CADEUL sondait ses membres au sujet d’une possible augmentation de la cotisation de 3,50$. Après un mois de campagne, 50,25% des étudiants ont refusé ladite proposition, au grand désarroi de l’exécutif en place à ce moment. Cinquante-six votes séparaient les deux camps.
«Les gens ne connaissent pas la CADEUL et encore moins les services qu’elle leur offre, écrivaient les membres de l’exécutif dans le rapport 2007-2008. Certains étudiants rencontrés durant la campagne ne savaient même pas que le groupe dont ils étaient présidents était financé en partie par la CADEUL. Cette constatation nous a amené à réfléchir sur la manière dont nous nous présentons.»
Un an plus tard, le nouveau président pense pouvoir solutionner le problème de méconnaissance en assurant une présence continue sur le terrain. En d’autres mots, aller à la rencontre des membres.
«On va se promener d’un pavillon à l’autre, on va souvent faire une tournée des associations, on va tenir des kiosques dans chacun des pavillons. On s’est même fait un horaire mensuel, on va aller dîner dans les pavillons, annoncer aussi qu’on va être là pour discuter de n’importe quel sujet, que ce soit relié aux services de la CADEUL ou aux droits étudiants.»
«On veut faire connaître les droits des étudiants, assurer une présence médiatique qui a beaucoup de contenu, mais qui est très crédible, ajoute-t-il. À mon avis, ça n’a jamais été un problème pour la CADEUL. Au point de vue de la crédibilité de notre association, je pense qu’on fait belle figure, sauf que c’est peut-être une question de le faire voir sur le terrain.»
La CADEUL devra aussi obtenir une bonne collaboration des associations locales pour réussir à mieux se faire connaître.
«Je pense que ça va aller très bien avec les associations locales, on a du bon monde, bien mobilisé dans nos 83 associations, indique le président. C’est par la connexion entre nous et les associations locales qu’on finit par rejoindre les membres de façon individuelle. Je pense que nous sommes sur la bonne voie cette année.»
On comptait d’ailleurs une trentaine d’associations lors du caucus de juillet, lequel se tenait la journée même du spectacle de Paul McCartney. «C’est un très bon résultat», souligne-t-il.
«Nous sommes absolument optimistes face à la participation de nos associations au fait qu’elles vont contribuer à mobiliser les gens et relayer l’information des gens jusqu’à nous et de nous jusqu’aux membres.»