Les parents et les élèves ont tenu à faire savoir aux autorités qu'il n'étaient pas d'accord avec le scénario prônant la fermeture de l'école Notre-Dame-de-Foy. (Photo : François Simard)
Une rentrée sous le signe de l'inquiétude
Les écoles Notre-Dame-de-Foy et Cœur-Vaillant-Campanile menacées de fermeture
La rentrée s'est fait sous le signe de l'inquiétude, ce matin, aux écoles primaires Notre-Dame-de-Foy et Cœur-Vaillant-Campanile, que la Commission scolaire des Découvreurs envisage de fermer au terme de la présente année scolaire. À Notre-Dame-de-Foy, un comité de sauvegarde a profité de l'arrivée des élèves pour lancer officiellement une pétition demandant aux autorités de revoir leur décision.
«On comprend bien que la Commission scolaire a des difficultés financières, lance d'entrée de jeu Stéphane Tremblay, coordonnateur du comité de sauvegarde et père de trois enfants fréquentant l'école Notre-Dame-de-Foy. Mais ce qu'on aime moins, c'est que cette situation est connue depuis au moins 10 ans et que rien n'a été fait à part suggérer de fermer des écoles et de vendre des terrains.»
Ce dernier assure que l'école n'est pas en décroissance et qu'elle répond à un réel besoin dans le secteur. Il demande à la commissions scolaire de mieux faire son travail et de faire une démonstration claire qu'il n'y a aucune possibilité de maintenir l'école en vie.
«Nous sommes dans un quartier vieillissant et c'est très plausible de penser que plusieurs jeunes familles y achèteront des maisons pour venir s'y installer, soutient-il. Il faut agir avant qu'il soit trop tard.»
C'est dans un esprit festif que le lancement de la pétition a eu lieu dans la cour de l'école. Les jeunes avaient aussi droit à leur propre pétition qui a pris la forme d'une affiche sur laquelle ils devaient compléter la phrase : «Je veux une rentrée 2009 parce que …».
Se disant interpellé en tant que père de famille ayant deux jeunes enfants d'âge primaire, le candidat adéquiste dans Jean-Talon, Martin Briand, était sur place pour discuter avec les parents. Quant à la directrice de l'école, Martine St-Jacques, se trouvant dans une situation pour le moins délicate, elle a préféré s'abstenir de tout commentaire.
Signalons qu'une pétition est également en marche du côté de l'école Cœur-Vaillant-Campanile.