Les conseillers de l’opposition, Daniel Dupuis et Christian Thériault, veulent faire la lumière sur la situation financière réelle de la Ville de L’Ancienne-Lorette. (Photo Archives)
Un dénouement attendu à L’Ancienne-Lorette
Les conseillers de l’opposition à L’Ancienne-Lorette, Daniel Dupuis et Christian Thériault, veulent connaître la situation financière réelle de leur ville. Ainsi, ils surveilleront d’un œil attentif le dénouement du partage des dépenses d’agglomération.
Rappelons-le, dans le budget 2008 de la Ville de L’Ancienne-Lorette, le maire Émile Loranger a prévu payer une quote-part de 7,8 M$ à l’agglomération. Pourtant, celle-ci exige 11,2 M$.
La Ville de Québec, la Ville de Saint-Augustin et la Ville de L’Ancienne-Lorette négocient en ce moment pour régler une fois pour toutes la question du partage des dépenses. La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, dispose cependant du dernier mot dans cette affaire.
«Quand la ministre va décider pour la quote-part, ça va donner la situation financière réelle», rappelle Daniel Dupuis.
En attendant la griffe ministérielle, la Ville se trouve dans une situation délicate, pense-t-il. «Tant que la ministre ne se sera pas prononcée, nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête, mentionne le conseiller. Ça peut être assez dangereux.»
Si la Ville doit bel et bien payer 11,2 M$ à l’agglomération en 2008, elle se retrouvera avec un déficit de 3,4 M$. À l’opposé, si la quote-part se chiffre bel et bien à 7,8 M$, L’Ancienne-Lorette aura le vent dans les voiles, explique-t-il.
Dans un texte du défunt MédiaMatinQuébec, publié en juillet dernier, le maire Loranger affirmait avoir une entente verbale à ce sujet.
«Si c’est le cas (7,8 M$), on sera en voiture, il n’y a pas de problème, indique Dupuis. Si ce n’est pas le cas, nous avons un problème.»
«Ensuite, est-ce que ça s’applique maintenant ou est-ce rétroactif? C’est assez important de le savoir.»
Avant la rentrée?
De son côté, le maire Émile Loranger refuse de s’en faire avec le partage des dépenses d’agglomération. Il se dit confiant de voir le dossier majeur pour L’Ancienne-Lorette aboutir au cours des prochaines semaines.
«Le dernier son de cloche que j’ai eu, c’est que ça doit se régler avant la rentrée parlementaire, à l’Assemblée nationale.»
Reste à savoir si la Ville de L’Ancienne-Lorette sortira gagnante de cette longue négociation, laquelle se déroule depuis plusieurs mois. «Je ne suis pas inquiet du tout», affirme simplement l’élu.