Que fait notre chef d'État?
Le chef de l'État québécois, personne ne l'a noté jusqu'ici, est particulièrement silencieux quand il s'agit de marquer le quatrième centenaire de la fondation de Québec.
Pourtant il est toujours en poste. Il devrait, en principe, assumer les fonctions symboliques qui sont les siennes à l'occasion de l'anniversaire qui est celle des capitalois mais aussi de tous les Québécois, lesquels forment une nation aux dires des autorités fédérales. On peut supposer que cette constatation signifie qu'ils se sentent unis par une langue et par une culture communes et qu'ils sont fiers de leur ville capitale.
Or l'actuel vice-roi québécois est, à toutes fins pratiques, oublié ou laissé pour compte. L'État fédéral fait fond sur le gouverneur général, sur celle qu'on dit presque reine d'un peuple de fait assez peu touché par la fondation de Québec. Or, l'État québécois ne demande rien ou ne confie rien au représentant de la reine britannique chez nous.
On veut bien que les Québécois ne soient pas très royalistes. Mais tant qu'on a un dignitaire qui remplit des fonctions de représentation, il faudrait faire appel à ses services et lui demander de consacrer temps et énergie à unifier et à souder davantage encore la nation québécoise.
Gaston Bernier, Québec