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Oui à Marc Bellemare

Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée

Article mis en ligne le 25 août 2008 à 6:00
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Oui à Marc Bellemare
Chronique urbaine de Jean-Claude L'Abbée
Le Journal de Québec dévoilait, mardi, que l’avocat Marc Bellemare demandait une modification au projet de rénovation du PEPS pour éventuellement permettre d'agrandir de 10 000 à 20 000 ou 25 000 places le stade de football prévu et accueillir ainsi une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF).
À la tête d’investisseurs disposant de 20 des 40 M$ nécessaires à la venue d’une telle équipe de la LCF, M. Bellemare demande simplement à l’Université Laval d’éviter que le stade couvert de soccer, également prévu au projet de Super PEPS, ne soit accolé au stade de football. Arguant que si le projet était réalisé selon ce concept, il serait impossible d’agrandir le stade de football dans le futur, M. Bellemare souhaite que le stade de soccer soit localisé plus à l’ouest. Un tel déplacement laisserait du terrain disponible à côté du stade de football, pour en doubler la capacité et répondre aux exigences de la LCF en vue de l’obtention d’une franchise. Une réalité qui pourrait se concrétiser aussi tôt qu’en 2010.

Bien que se disant réceptif, le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, s’est toutefois refusé à modifier le concept original du projet de peur de perdre les approbations déjà obtenues de la ville de Québec et du gouvernement du Québec ou encore de retarder l’approbation du gouvernement du Canada attendue en septembre. M. Brière craint également qu’une telle modification entraîne des coûts additionnels à ce projet évalué à 75 M$. Or, en entrevue à l’émission Pouliot et Compagnie sur les ondes du 93,3, M. Bellemare se disait prêt à discuter du paiement des coûts additionnels que pourrait occasionner sa demande.

Les plans et devis du projet d’agrandissement du PEPS ne sont toujours pas réalisés puisque l’Université n’a pas voulu engager de fonds tant et aussi longtemps que le financement du projet n’était pas confirmé. La demande de Marc Bellemare tombe donc à point puisqu’elle n’obligerait pas à refaire du travail déjà exécuté. Cette demande est aussi justifiée si on tient compte du fait qu’une franchise de la Ligue canadienne de football ramènerait chez nous un sport majeur, créerait des emplois et donnerait une visibilité pancanadienne à notre ville. Or, selon M. Bellemare, la construction d’un stade de 20 000 à 25 000 places pourrait rendre l’obtention d’une franchise de la LCF trop onéreuse pour des investisseurs, ce qui ne serait pas le cas si ces investisseurs n’avaient qu’à payer l’agrandissement du futur stade du PEPS.

Il est impérieux que les trois paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) impliqués dans le financement du Super PEPS confirme dès maintenant que l’acceptation de la modification au projet demandé par Marc Bellemare ne retarderait pas ce projet en forçant l’Université Laval à reprendre le processus des approbations. Cet engagement n’aurait qu’à être assorti de l’obligation pour tout groupe d’investisseurs de payer les coûts additionnels des modifications requises au concept original, ainsi que ceux de l’éventuel agrandissement du stade de football.

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