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David Champoux : l'armée mène à tout… à la condition d'en sortir

Article mis en ligne le 25 août 2008 à 5:35
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David Champoux : l'armée mène à tout… à la condition d'en sortir
David Champoux, copropriétaire de Capitale en fête.
David Champoux : l'armée mène à tout… à la condition d'en sortir
Cette semaine, je vous fais part d’une rencontre avec un gars sympathique, que je connais depuis plusieurs années. David Champoux est copropriétaire d’une entreprise dans le domaine des jeux et amusements. J’ai connu David au début de son aventure et laissez-moi vous dire qu’il a dû mettre les bouchées doubles pour en arriver au succès qu’il connaît aujourd’hui. David et son associé Michel sont un exemple de courage et de ténacité. Une autre preuve qu’il faut croire en ses idées, se fixer un but et y mettre les efforts nécessaires pour l’atteindre.
Québec Hebdo - N'avais-tu pas d’abord choisi une carrière militaire?
David Champoux - «Tout à fait. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à Québec. Je suis originaire de Lanaudière et après mon cours à l’école des recrues de Saint-Jean, je suis venu m’installer à la base militaire de Valcartier en 1981. Je suis tombé en amour avec Québec. Quelle ville extraordinaire! J’y ai donc poursuivi ma carrière militaire pendant près de 18 ans.»
QH - Pourquoi avoir laissé l’armée?
DC - «Mes dernières années dans l’armée ont été particulièrement difficiles. Après certaines blessures au dos, je n’étais plus en condition pour continuer. J’ai pris un certain temps de réflexion. Marié, père de deux enfants, pas suffisamment d’études, une condition physique précaire et aucune idée pour une seconde carrière, je t’assure que ce n’était pas évident. J’en suis arrivé à la conclusion que je devais changer du tout au tout. C’est à ce moment que m’est venue l’idée de créer Capitale en Fête.»
QH – D'où vient l'idée de créer une compagnie de jeux et d’amusement?
DC - «J’ai toujours été sensible au bien-être des enfants. Durant ma carrière dans l’armée et mon implication dans la société, j’ai été en mesure de constater que trop souvent les enfants sont négligés. Je voulais faire quelque chose pour eux. J’adore les enfants. Je voulais les rendre heureux. D'ailleurs, nous sommes tous de grands enfants! Aujourd’hui, je m’amuse à l’année avec les enfants. C’est toujours la fête! Toutes mes sorties sont des célébrations d’anniversaires, des fêtes, des rassemblements pour les jeux et le plaisir. Quoi demander de mieux!»
QH - Huit ans plus tard, qu’est devenue Capitale en Fête?
DC - «Notre compagnie a connu une progression constante. De quelques jeux que nous possédions au départ, nous en sommes à plus d’une centaine aujourd’hui. Durant la saison forte, soit de mai à septembre, nous embauchons plus d’une quarantaine de personnes. Tous les week-ends, c’est plus d’une douzaine de camions qui sillonnent les routes du Québec, afin d’aller amuser une clientèle de plus en plus nombreuse. Nous occupons de vastes locaux avec entrepôt pour nos jeux et même un petit train pour balader les enfants.»
QH - Tu dois toujours être à l’affût de nouveautés dans ce domaine, où te procures-tu tes jeux?
DC - «La majorité des jeux que nous utilisons doivent d’abord être sécuritaires et adaptés à notre climat. C’est aux États-Unis que nous retrouvons le plus grand nombre de fournisseurs et occasionnellement en Europe. Évidemment, grâce à Internet, nous sommes en mesure d’être continuellement informés de tout ce qui se fait dans notre domaine.»
QH - Est-ce possible au Québec d'opérer ce genre d'entreprise à l’année?
DC - «Il est bien évident que le plus gros de notre chiffre d’affaires se réalise durant l’été, soit de mai à septembre. Par contre, on remarque depuis quelques années que nos automnes se rallongent, la température est plus clémente et on assiste à la naissance de plusieurs événements et festivals un peu partout au Québec. Le mois de décembre est également de plus en plus occupé pour nous. Plusieurs carnavals d’hiver font aussi appel à nos services. On doit donc s’équiper de jeux plus spécifiques, que nous pouvons opérer à des températures hivernales. De plus en plus, il y a de la demande pour que nous puissions opérer à l’année.»
QH - Quels sont tes projets d’avenir?
DC - «Évidemment, nous avons plein de projets. La compagnie a le vent dans les voiles, mais nous devons d’abord gérer notre croissance. Il est important de faire une pause dans le développement et de suivre de près nos activités. Le service à la clientèle est d’une extrême importance. La progression d’une entreprise ne doit jamais affecter ton service. Il faut continuer de former notre personnel, faire un suivi avec chacun de nos clients et établir une relation de confiance avec eux. Nous apportons une attention particulière à la sécurité de nos installations et notre personnel est en constante formation sur cet aspect. Notre plus grand défi est d’offrir la même qualité, peu importe la grosseur de la compagnie. Notre clientèle est fidèle depuis des années et nous en sommes fiers. Oui, nous allons poursuivre notre développement, mais jamais au détriment de notre service.»
QH - David et son équipe nous apportent encore une fois la preuve qu’à Québec nous avons des entreprises prospères avec des dirigeants qui ont les deux pieds sur terre. C’est avec des jeunes de cette envergure qu’on bâtit un avenir prometteur pour notre société. Bravo. Vous pouvez découvrir cette jeune compagnie sur son site Internet www.lacapitaleenfete.qc.ca
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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