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Difficile pour un athlète d’accepter la fin de sa carrière

Chronique M. Baseball, Jacques Doucet

Article mis en ligne le 16 août 2008 à 10:30
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Difficile pour un athlète d’accepter la fin de sa carrière
Chronique M. Baseball, Jacques Doucet
L’athlète professionnel carbure à l’adrénaline de la compétition et, s’il fait partie de l’élite, s’habitue à être grassement rémunéré… trop aux yeux de certains, mais cela est une autre histoire.
L’athlète, lorsqu’il est au sommet de son art, ne songe pas à la retraite, croit qu’il ne vieillira pas, qu’il est immunisé contre les blessures et que la fin de sa carrière n’est pas pour demain. Et c’est probablement pourquoi, bien des athlètes refusent d’accrocher leurs crampons, leurs gants ou leurs patins, même si leur corps leur indique qu’ils sont mûrs pour une retraite dorée.

Dans la Ligue Américaine de baseball, les athlètes vieillissants peuvent remercier l’adoption du règlement du frappeur de choix qui permet à un joueur, diminué physiquement, de s’accrocher au baseball pendant encore plusieurs saisons. Ces joueurs ne peuvent peut-être plus évoluer quotidiennement sur un terrain en défensive, mais ils ont toujours la capacité de frapper une balle!

Présentement, on regarde ce qui se passe avec Brett Favre, l’ex-quart-arrière des Packers de Green Bay ou encore avec des lanceurs comme Greg Maddux et Pedro Martinez, deux artilleurs de la Ligue Nationale de baseball. C’est presque pathétique.

Dans le cas de Favre, il soutient que ce sont les Packers qui l’ont forcé à annoncer sa retraite. Dans celui de Maddux, il refuse de réaliser que l’âge lui indique la sortie tandis que pour Martinez, les blessures l’ont réduit au rang d’un lanceur bien ordinaire.

Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est sûrement pas le manque d’argent qui les incite à prolonger indûment leur carrière. Maddux a empoché près de 150 M$ depuis le début de sa carrière… Martinez a engrangé quelque 140 M$, tandis que Favre a amassé 53 M$ au cours des sept dernières saisons de sa carrière de 17 ans.

Aveuglés par les feux de la rampe, l’adulation du public, la fraternité si intime du vestiaire et leur amour inconditionnel de leur sport, ces athlètes et combien d’autres, ont-ils oublié de préparer leur retraite? De, tranquillement, songer à une deuxième carrière?

Rendus à la quarantaine, ces athlètes sont loin d’être des gens qui n’ont plus rien à contribuer à la société! Le monde du sport est un univers bien particulier. Car, il exige tellement plus sur le plan physique que la grande majorité des autres métiers que l’homme peut exercer pendant toute une vie.

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