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La complainte du roi reste sans réponse

Chronique de M. Baseball, Jacques Doucet

Article mis en ligne le 2 août 2008 à 11:20
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La complainte du roi reste sans réponse
Chronique de M. Baseball, Jacques Doucet
Habituellement, lorsqu’une personne en autorité décrie la situation dans laquelle elle se trouve, on enregistre une réaction immédiate de son milieu. Ne trouvez-vous pas étrange que la complainte du roi des coups de circuits, Barry Bonds, face au désintéressement des équipes du baseball majeur à son endroit ne suscite aucune réaction? Moi, pas!
Si Barry Bonds avait la personnalité , l’entre-gens ou l’amabilité d’un Carl Ripken, d’un Junior Griffey ou d’un Tony Gwynn, il y belle lurette que son téléphone aurait sonné et qu’il aurait ajouté à son total impressionnant de longues balles.

Toutefois, son attitude envers ses coéquipiers et envers les média, son arrogance devant le Sénat américain et les doutes de plus en plus persistants quant à son innocence face aux accusations de parjure et d’entrave à la justice qui pèsent contre lui, font qu’aucun club (du moins jusqu’à présent) n’a manifesté d’intérêt à son endroit.

Bonds dit, avec raison, qu’aucune équipe n’a à craindre qu’il doive s’absenter pour subir son procès d’ici la fin de la saison, puisque la date de sa prochaine comparution a été fixée au mois de mars 2009. Il dit même que si une équipe était prête à lui faire signe, il verserait son salaire en entier à des œuvres de charité.

Facile à dire pour un gars qui a déjà amassé plus de 179 M$ dans le baseball majeur.

Par contre, Bonds refuse de «s’abaisser(!)» à aller démontrer sa bonne forme et ses talents de frappeur dans le baseball indépendant. Pourquoi aurait-il besoin de faire ses preuves ou encore irait-il risquer une blessure alors qu’il se croit, sans avoir eu d’entraînement, à être prêt à renouer avec la compétition du baseball majeur.

Ce que Barry Bonds n’a pas encore compris et qu’il ne comprendra probablement jamais, c’est que lorsqu’on se croit plus gros que le sport dans lequel on évolue, il vient un temps où ce sport prend sa revanche.

On ne crache pas impunément en l’air sans qu’un jour, cela nous retombe sur la tête…

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