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Les meilleurs joueurs pas toujours les meilleurs gérants

Chronique de M. Baseball, Jacques Doucet

Article mis en ligne le 9 août 2008 à 5:10
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Les meilleurs joueurs pas toujours les meilleurs gérants
Chronique de M. Baseball, Jacques Doucet
Qui a dit qu’il faut avoir connu du succès comme joueur pour devenir un bon gérant dans le baseball majeur? La plus récente preuve qu’il n’est pas nécessaire d’avoir connu une étincelante carrière dans son sport pour ensuite prendre les rênes d’une équipe, c’est le gérant des Rays de Tampa Bay, un gars que peu de gens connaissaient avant qu’il ne succède à Lou Piniella.
En fait, Joe Maddon n’a joué que pendant trois saisons comme receveur dans les mineures. Il n’a jamais frappé pour plus de ,294… cogné plus de trois circuits… et produit plus de 24 points. Il faut reconnaître qu’il avait passé 31 saisons dans l’organisation des Angels, dont les dernières comme adjoint de Mike Scocia, qui n’est pas un vilain professeur.

Certes, d’excellents joueurs ont fait de très bons gérants. On peut nommer des gars comme Joe Torre, Yogi Berra, Dusty Baker et Felipe Alou, qui ont tous remporté plus de victoires que de défaites comme gérants des majeures. Mais, il y a aussi l’unique Ted Williams et l’excellent Frank Robinson qui, après d’illustres carrières comme joueurs, n’ont rien brisé comme gérants. Il n’est pas facile d’enseigner aux autres quand son talent est inné.

Par contre, le cas de Maddon n’est pas unique. Citons des gérants de la trempe de Walter Alston, Gene Mauch, Tommy LaSorda, Bobby Cox et Earl Weaver. Mauch n’a joué que 304 matches dans les majeures et a été gérant dans plus de 3 900 parties. Bobby Cox n’a participé qu’à 220 matches sous la grande tente, mais il est toujours actif avec les Braves d’Atlanta, ayant plus de 4 000 parties et 2 000 victoires à son crédit. Tommy LaSorda affiche un dossier de 0-4 comme lanceur dans les majeures, mais revendique plus de 1 500 triomphes comme gérant des Dodgers.

Les deux exemples les plus frappants sont Alston etWeaver. Alston ne revendique qu’une seule présence officielle au bâton dans les majeures, mais il a passé 20 ans à la tête des Dodgers. Tandis que Weaver, lui, n’a jamais joué une seule manche dans les majeures, mais pourtant il a dirigé les Orioles pendant plus de 2 500 matches et il affiche 1 480 victoires contre seulement 1 060 revers pour un rendement incroyable de ,583!

Le secret de ceux qui ont connu le succès sans avoir brillé comme joueur est fort simple : une observation soutenue, un désir d’apprendre et une bonne dose de psychologie.

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