Le golf régional : ses petites et grandes nouvelles (édition 9 août 2008)
Collaboration spéciale Gérald Grenier
Règles de golf versus décisions
C’est toujours avec un sourire que j’écoute mes amis golfeurs discuter règles de golf après la partie sur la terrasse des clubs. La plupart d’entre eux ont une connaissance satisfaisante des grands principes contenus dans les règles. Lorsque l’on s’écarte de ceux-ci, peu ont une connaissance suffisante pour statuer sur une situation précise qui est survenue lors de la partie. Mais là où le bât blesse, c’est que très peu, pour ne pas dire aucun, ont une connaissance, même élémentaire, des décisions sur les règles. Pour bien comprendre, faisons une analogie avec le droit. En cette matière, il y a d’abord la loi et ensuite la jurisprudence, c'est-à-dire les décisions prises par les juges pour appliquer la loi et qui deviennent la norme. Au golf, la loi c’est les règles et les décisions en sont la jurisprudence.
Eau fortuite
En cet été particulièrement pluvieux, je me suis attardé à la règle d’eau fortuite. Il s'agit d'une accumulation temporaire d’eau qui n’est pas un obstacle, tel un lac, et qui est visible avant ou après que le golfeur ait pris position. Ainsi, un sol mou n’est pas de l’eau fortuite. De plus, un golfeur ne peut exercer une pression autre que celle nécessaire pour prendre position. Cette règle permet de déplacer votre balle alors qu’elle ou vos pieds reposent dans cette eau. Ce droit est accordé, mais pas moins de 29 décisions réglementent la façon d’agir en matière d’eau fortuite.
Voici deux exemples maintes fois bafoués. Premièrement, Charles frappe sa balle en plein centre de l’allée. Tous voient très bien la balle tomber à un endroit précis, mais une fois arrivé à sa hauteur, il est impossible de la retrouver en raison de la condition détrempée du terrain. Puisque tous sont (virtuellement) certains que la balle s’y trouve, Charles n’a pas à subir de pénalité pour balle perdue et peut en déposer une autre le plus près possible. En deuxième lieu, Yves (on aurait pu dire Alain) frappe sa balle à gauche… dans l’herbe longue… Une fois de plus, tous voient très bien la balle atterrir à un endroit précis. Arrivé à sa hauteur, une grande surface est en eau fortuite et il est impossible de la retrouver. Dans ce cas précis, et ce par décision, il est exclu de pouvoir prétendre être virtuellement certain que la balle est dans l’eau fortuite et Yves doit encourir la pénalité pour balle perdue.
Trou d’un coup
Au Club de golf Lorette, l’impayable George Letendre a réussi un trou d’un coup au trou no 17 à l’aide d’un fer 8. Il était accompagné de Jacques Falardeau, Jacques Duquette et de Christian Rousseau, CA.
Vos commentaires sont les bienvenus. Pour nous joindre : greniergg@yahoo.ca