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Pierre Poitras : celui qui avait la radio et la télé pour terrain de jeux

Article mis en ligne le 11 août 2008 à 8:00
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Pierre Poitras : celui qui avait la radio et la télé pour terrain de jeux
Ancien animateur, Pierre Poitras a opté pour le travail autonome, toujours dans le domaine des communications.
Pierre Poitras : celui qui avait la radio et la télé pour terrain de jeux
Cette semaine, je vais pour plusieurs lecteurs vous rappeler de bons souvenirs. Mon invité est un bon ami depuis plusieurs années et a œuvré dans le monde des médias de Québec. La radio et la télévision de Québec ont été son terrain de jeux pendant quelques décennies. Encore aujourd’hui Pierre Poitras travaille en communication, mais plutôt derrière les feux de la rampe. Je vous propose donc une agréable rencontre avec mon ami Pierre!
Québec Hebdo - Pierre, je me trompe ou ta carrière a d’abord commencé à la radio?
Pierre Poitras - «En effet, c'est à la radio où tout a débuté alors que j’ai été "morning man" dans les années 1984 à 1994. D’abord dans la défunte station de CJRP et, ensuite, au FM 93. Parallèlement, de 1987 à 1995, j’animais aussi à la télévision. Les gens se souviendront peut-être des émissions comme Via-Québec, un "talk-show" à 16 h. J’ai animé aussi une émission avec Isabelle Lapointe, Devine qui vient dîner, ainsi qu'avec Claudette Dion. J’ai également animé l’émission Attention c'est show avec Mario Pelchat, et j’ai même frappé en relève de Stéphane Rousseau et de Sonia Benezera à TQS pour l’émission C’est à ton tour. J’ai d’ailleurs fait partie de l’équipe de la toute première heure de TQS à Québec. À cette époque, il y avait beaucoup plus de productions à Québec qu’il ne s’en fait aujourd’hui. J’ai aussi fait quelques incursions du côté de Radio-Canada. À l'approche de la quarantaine, je me suis rendu compte que pour moi, l’animation n’était qu’un accident de parcours. Je suis davantage un gars créatif. J’ai toujours aimé davantage concevoir, innover, que le côté sous les réflecteurs dans lequel je ne me suis jamais senti à l’aise.»
QH - Aujourd’hui, où en est rendue ta carrière?
PP - «À l’âge de 40 ans, avant que le métier me laisse, j’ai décidé de partir à mon compte. J’ai toujours aimé faire de la scénarisation, créer des thèmes, des logos, toucher au monde fascinant de la publicité. Dès le départ, il y a plein de gens, d’hommes et de femmes d’affaires qui m’ont fait confiance et qui sont encore aujourd’hui de bons clients et souvent de bons amis. Je me suis aussi lancé dans l’écriture de chansons, entre autres pour un nouveau duo, MARABU, qui en est à la production de son deuxième album et pour qui tous les espoirs sont permis.»
QH - Petite question pour toi Pierre, est-ce que tu as encore ton chien?
PP - «J’ai tellement été identifié aux chiens, les gens m’en parlent encore. La réponse est non! Malheureusement, mes deux derniers chiens se sont rendus au bout de leur vie et je n’en ai pas encore adoptés d’autres. J’ai été 22 ans avec un chien qui me suivait partout. Sur tous les plateaux, dans tous les studios, le chien était là! Ça été un peu ma marque de commerce involontaire je dois le spécifier.»
QH - Dis-moi Pierre, un vieux de la vieille comme toi pense quoi de notre radio et télé actuellement à Québec?
PP - «Tu sais, je suis plutôt de nature optimiste dans la vie, mais sincèrement je pense que je n’aurais jamais fait de radio et télévision à Québec si j’étais arrivé à la fin des années 1990 ou aujourd’hui! Il n’y a tout simplement plus de place disponible pour apprendre son métier. À notre époque, on pouvait animer toute sorte d’émissions et avoir du plaisir tout en apprenant. Écoute, j’ai même animé des réveillons de Noël. On animait des émissions de nuit… Et, c’est ça qui nous a permis d’apprendre notre métier. De nos jours, il n’y a plus ce genre d’émissions ou ce temps d’antenne disponible. Tout est réseau maintenant. Les impératifs financiers font en sorte que Québec se retrouve le parent pauvre de la production et de l’animation locale.»
QH - Tu as passé toute ta carrière d’animateur à Québec. Tu n’as jamais songé à quitter pour aller travailler à Montréal?
PP - «Tu sais, il y a quelqu’un qui m’a dit un jour : "Montréal c’est un marché, Québec c’est une ville!" Québec est plus belle que jamais. Nulle part ailleurs vous n’allez retrouver une promenade aussi magnifique que celle du boulevard Champlain. Le Vieux-Québec est tellement vivant. J’ai encore des bouffées de fierté quand je vois des réalisations comme celle de Robert Lepage et son Moulin à images! Je suis tellement fier de me dire que n’importe quel touriste du monde entier débarque à Québec et dise Wow!»
QH - Est-ce qu’un travailleur autonome en communications à Québec peut vivre de son métier et espérer un bel avenir?
PP - «Tu sais Jean-Marc, il y a deux choses importantes : réussir dans la vie et réussir sa vie! En devenant travailleur autonome, tu atteints ces deux niveaux. De nos jours, avec un petit peu d’idées et beaucoup de vision, il est facilement envisageable pour beaucoup de monde, et pas seulement dans le domaine des communications, de devenir travailleur autonome. Il y a aussi toujours cette notion de liberté. Mais encore là, ça me fait sourire. Je suis devenu travailleur autonome parce que je ne voulais plus avoir de patron! Et, aujourd'hui, j’en ai plus d’une dizaine… (rires)!»
QH - Merci Pierre pour ces bons moments passés ensemble. Continue ton magnifique travail et je te souhaite pour les années à venir, une bonne dizaine… de nouveaux patrons!
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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denis beaulé

Commentaire mis en ligne le 11 août 2008
V'là mon homme ! V'là celui que je 'cherchais'...
Ainsi donc, il y aurait déjà eu plus de production(s) à TQS-Québec qu'actuellement ?
Eh bien, voilà exactement ce qu'il faut pour le proche et moins proche avenir : une TQS (nationale) PRODUISANT dorénavant essentiellement à partir de la capitale.
VOILÀ, en effet, la transformation que nécessitent et cette station, ponctuellement, et (l'aire télé au) Québec : une télé QUÉBÉCOISE. Opérant à partir de Québec.
TQS(-Québec) ne serait-elle donc pas prête pour cela (prendre cette relève souhaitable) ?

Ne s'agirait que d'y aller lentement...

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