Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Tribune Libre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des fouilles qui coincident avec certains travaux rendus incontournables

Article mis en ligne le 30 juillet 2008 à 9:20
Soyez le premier à commenter cet article
Des fouilles qui coincident avec certains travaux rendus incontournables
Dans votre chronique sur les verrues de la ville parues dans le journal Québec Hebdo du 19 juillet 2008, vous avez ciblé simultanément quatre éléments du patrimoine. Bien que je trouve quelque peu regrettable votre parti-pris contre ces vestiges du passé, je me permet de restifier vos propos, tout en faux ou presque, au sujet des fouilles archéologiques sous la Terrasse Dufferin. Vous serez sans doute surpris d'apprendre que l'archéologie n'est pas responsable du "saccage" (c'est le terme que vous avez employé!) de la terrasse.

En fait, les travaux de stabilisation de cette promenade (consolidation du mur de front, le long du cap, dont les joints s'étaient vidé de leur mortier, réfection du tablier soutenu par des poutrelles en acier fortement dégradées par la rouille) ont commencé au début des années 1980, au pied de la Citadelle, et se sont étendus vers le nord, vers le Château Frontenac, épisodiquement, au cours des décennies suivantes. En fait, les travaux étaient arrêtés depuis près de 20 ans lorsque en 2005, le gouvernement fédéral les a repris, afin de rendre sécuritaire la portion nord de la Terrasse en vue des Fêtes du 400e de Québec - sans doute l'ignoriez-vous, mais une section de la Terrasse était alors fermée au public, près du Funiculaire, car elle menaçait de s'écrouler! Peut-être auriez-vous préféré cet état de chose.

Et, puisque le site présentait un fort potentiel archéologique, des fouilles ont été entreprises parallèlement à la réfection de cette zone de la Terrasse. À ce sujet, vous serez étonné d'apprendre que les archéologues y ont trouvé non seulement les premières traces de Samuel de Champlain en haute-ville de Québec (il s'y installa dès 1620), mais aussi des vestiges de la résidence des gouverneurs français puis britanniques, qui ont occupé cet espace entre 1636 et 1834.

Je vous invite d'ailleurs à vous joindre aux 3000 visiteurs qui viennent quotidiennement (oui, vous avez bien lu) vivre l'expérience unique de circuler à pied parmi ces vestiges séculaires, que des guides chevronnés prenent plaisir à leur expliquer. Peut-être comprendrez-vous mieux ainsi la signification de la notion de temporalité dans le mot 400e anniversaire et la nécessité de non seulement protéger notre patrimoine ancien, mais aussi de le mettre en valeur et de l'expliquer à notre population.

Bonne visite!
Paul-Gaston L'Anglais, archéologue de Québec

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • À votre avis, la campagne électorale provinciale est-elle trop exclusivement orientée sur l'économie?
  • Oui
  • Non