Marie-Hélène Lévesque fait partie de ces jeunes entrepreneurs qui n'ont pas peur d'explorer de nouvelles façons de faire des affaires.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
Lady Rosie, des perles sur le Net
Il y a d'innombrables raisons de se lancer en affaires. Pour Marie-Hélène Lévesque, le désir de passer le plus de temps possible avec ses enfants n'a pas été une contrainte, mais plutôt un incitatif à lancer sa propre ligne de bijoux, Lady Rosie, qu'elle commercialise sur Internet.
Graphiste de formation et étudiante en Relations industrielles à l'Université Laval, Marie-Hélène Lévesque est aussi et surtout mère de deux jeunes enfants. Il y a un an, elle décide de se lancer en affaires tout en s'occupant de ses rejetons. Sa solution ? Le commerce électronique.
C'est en confectionnant des bijoux pour sa petite fille de trois ans qu'elle se découvre un talent et une passion pour les perles et les colliers colorés. L'enthousiasme de son entourage l'incite à proposer ses créations au grand public.
Elle met donc à profit toute sa créativité pour développer sa ligne de bijoux. Lady Rosie propose des bijoux faits main uniques et exclusifs. «Ils sont faits avec des perles en pâte de polymère. Il n'y en a pas deux pareils !», indique Mme Lévesque.
La perle unique qui orne chaque bijou ajoute un zest de couleur à un ensemble plus classique. Les bijoux Lady Rosie conviennent aussi bien à la jeune femme qu'à l'adolescente et peuvent se porter en toute occasion.
L'artisane trouve son inspiration sur le web, justement. «Je fais beaucoup de recherche pour développer un style innovateur. Par exemple, il y a beaucoup de bijoux en perles de polymère, mais très peu de pendentifs.»
La vague des bijoux de cellulaires n'a pas non plus atteint le Québec, alors qu'ils sont très en vogue en Europe et aux États-Unis. Marie-Hélène Lévesque espère bien contribuer à lancer la mode ici.
Les petits trucs du cybercommerce
Si le commerce électronique permet davantage de liberté que la traditionnelle place d'affaires, il n'est pas aussi simple que l'on peut le penser. Accessibilité n'est pas nécessairement synonyme de fréquentation.
«Il faut connaître les petits trucs pour faire apparaître son site sur les moteurs de recherche. Ce n'est pas parce que quelqu'un tape bijoux sur Google que mon site sera parmi les premiers suggérés. Lady Rosie va peut-être se retrouver sur la quatrième, cinquième, sixième page», explique Marie-Hélène Lévesque.
Aidée de son copain et d'une amie, elle travaille présentement à peaufiner son site pour qu'il séduise davantage les moteurs de recherche. «Internet est un médium de vente particulier. Il faut apprendre à travailler différemment.»
Autre inconvénient, les Québécois n'ont pas tous adopté le magasinage en ligne. «J'ai l'impression que les gens sont encore un peu craintifs et ne font pas tous confiance à ce type de commerce. Par contre, je suis confiante que ça va se développer petit à petit.»
Le web est par contre tout désigné pour l'originalité. Ainsi, Marie-Hélène Lévesque vient de mettre en ligne un blogue où elle écrit sur sa famille, «le centre de ma vie», et partage ses expériences et découvertes côté bijoux.
Aline St-Gelais
Commentaire mis en ligne le 31 juillet 2008Chapeau Marie-Hélène!!
Tes créations sont de très bons goûts et d'une beauté remarquable... Je porte fièrement un collier de ta collection que j'ai eu le plaisir de recevoir en cadeau et j'en suis très fière. J'ai reçu de beaux commentaires pour ce collier.
Je vais envoyer un e-mail à mes connaissances pour les informer de ton site.
Je te félicite. Tu as un bel avenir...
P.S. Tes enfants sont chanceux d'avoir une maman comme toi.