Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Vie communautaire
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

David Chevarie : histoire de pêche… et de vie

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
Voir tous les articles de Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
Article mis en ligne le 28 juillet 2008 à 6:44
Réagissez à cet article
David Chevarie : histoire de pêche… et de vie
David Chevarie a quitté ses Îles-de-la-Madeleine, pour adopter la Seigneurie du Triton.
David Chevarie : histoire de pêche… et de vie
Il y a maintenant plus d’un an que j’ai le bonheur de vous raconter chaque semaine mes rencontres effectuées au hasard du chemin que je parcours dans la vie. Pour ceux qui sont là depuis le début, vous vous souviendrez peut-être d’une rencontre avec Gilles Tremblay, propriétaire de la Seigneurie du Triton. Eh bien, j’y suis retourné cette année encore, car c’est à mon avis l’un des plus beaux sites pour la pêche et le plein air. Ce fut pour moi l’occasion de discuter quelque peu avec un Madelinot qui s’est expatrié des Îles-de-la-Madeleine il y a quelques années afin de vivre une expérience en tant que guide dans une pourvoirie au Québec. Je vous présente donc David Chevarie.
Québec Hebdo - David, vous êtes natif des Îles-de-la-Madeleine. Est-ce que vous avez passé toute votre enfance là-bas?
David Chevarie - En effet, je suis né aux Îles et j'y ai passé mon enfance. En fait, j’ai quitté après mon 5e secondaire afin de poursuivre des études en conservation de la faune, le tout dans le but de revenir aux Îles où une bonne partie de ma famille vit de la pêche. Entre temps, mon père s’est déniché un emploi chez Hydro-Québec à Rimouski. C’est à ce moment que j’ai rencontré Gilles Tremblay, de la Seigneurie du Triton, qui m’a convaincu de joindre son équipe à titre de guide de pêche. Ça fait 12 ans maintenant.
QH - Si je comprends bien, tu as toujours eu en tête de gagner ta vie dans la nature?
DC - Cela a toujours été mon objectif, effectivement. Imaginez, je n’avais que 10 ou 11 ans et déjà, je guidais des touristes à la pêche au maquereau sur le bord de la mer. Je me souviens même que je vendais le poisson 50 cents du maquereau; trois pour une piastre. Je payais mes études avec ça, et ça me permettait d'avoir de l'argent de poche. C’était mon travail d’été.
QH - Est-ce que tu attribues cette passion pour la pêche au fait que tu es né aux Îles?
DC - Je pense que ça découle surtout de la façon dont j’ai été élevé. Je garde des souvenirs extraordinaires de toutes ces journées passées dans la nature. Je me souviens même de la première fois où mon père m’a amené à la chasse. Je devais avoir 4 ou 5 ans. Je l’ai toujours suivi, même dans ses longs voyages de pêche sur la Côte-Nord. Je me considère très chanceux d’avoir vécu une si belle jeunesse, d’avoir étudié dans un domaine qui me passionne et de gagner aujourd'hui ma vie en pleine nature!
QH - Justement, parle-moi un peu de ton travail à la Seigneurie du Triton?
DC - Quand j’ai commencé à travailler ici, j’étais guide de pêche. Très tôt le matin, j’accueillais les premiers pêcheurs sur les lacs et je terminais ma journée en ramenant les derniers pêcheurs le soir. Faire prendre de la truite aux gens c’est le plus beau métier du monde! Au fil des années, je suis devenu chef guide, c’est-à-dire responsable de l‘équipe de guides. Par la suite, j'ai été nommé responsable des activités, poste que j'occupe toujours. Mon rôle est de veiller au bien-être des gens qui sont ici autant pour la pêche que le plein air. Depuis cette année, je suis également directeur adjoint de Nicolas et d’Annie, qui sont pour leur part les directeurs généraux de l’entreprise.
QH - Quelles sont les principales qualités d'un guide de pêche?
DC - Je dirais sans hésitation que la première qualité d’un guide de pêche, c’est d’avoir du plaisir avec les gens. Il faut comprendre que le client qui arrive ici est en vacances. Il n’a pas du tout envie de voir des gens malheureux. Évidemment il va sans dire qu'il faut posséder de bonnes connaissances de la pêche, fournir des petits trucs, avoir une bonne formation en sécurité et bien connaître son territoire. Ça s'appelle de l'expérience. Nous vivons ici pendant cinq mois et passons un nombre d’heures incalculable sur les lacs, je vous assure qu’on en accumule de l’expérience!
QH – Au fil des ans, la mentalité des pêcheurs a-t-elle évoluée?
DC - Je constate en effet que les pêcheurs, qu'ils soient européens, américains ou canadiens, sont beaucoup plus sensibilisés à la conservation de la faune. À titre d'exemple, nous observons de plus en plus de pêche avec remise à l’eau. Les gens pensent à l’avenir et gardent à l'esprit l'importance de la reproduction. Il y a donc beaucoup plus de pêche à la mouche, ce qui permet des remises à l’eau plus facile.
J’ai poursuivi cette conversation pendant encore de longues minutes. David est tellement passionné de son métier qu’il réussit à nous communiquer son amour pour la nature. Je ne peux faire autrement que de vous recommander d’aller passer un séjour à la Seigneurie du Triton. N'hésitez pas à demander à rencontrer David Chevarie et comme moi, vous serez conquis! Quel homme sympathique!

*(Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Gilles tremblay

Commentaire mis en ligne le 5 août 2008
Âllo Gilles,

voici l'article de jean-Marc.

Il fera parvenir une copie papier sous peu.

Salutations!

Lucie ;-)

Chez nos voisins

  • l'Actuel - Haute-Saint-Charles, Les Rivieres
  • Charlesbourg Express - Charlesbourg, Québec
  • L'Appel - Sainte-Foy, Sillery, Laurentien, Saint-Augustin, L'Ancienne-Lorette

La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non