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Planète Montréal débarque en ville!

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 20 juillet 2008 à 13:03
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Planète Montréal débarque en ville!
À l'heure où les commerçants montréalais sont à se creuser les méninges afin de trouver des solutions à une saison touristique en deçà des attentes, voilà qu'il n'y a pas que les touristes qui optent pour Québec au détriment de la métropole : les personnalités aussi. À preuve, le tout Planète Montréal était de passage au Capitole de Québec, lundi dernier, afin d'assister à la première médiatique de la comédie musicale Les Misérables
Dieu sait que pour sortir les abeilles de la ruche, il faut que les fleurs soient belles. Et c'était effectivement le cas. Présentée dans 38 pays, traduite en 21 langues, jouée à Londres depuis 22 ans et vue par plus de 54 millions de personnes, l'œuvre signée Victor Hugo se voulait un immense champ prêt à être butiné. Bien sûr, il fallait accepter de faire un peu de kilométrage. Car rares sont les abeilles, toutes tellement occupées, qui disposent du temps nécessaire pour aller se promener dans ce que trop de leurs semblables considèrent comme un gros village. Il fallait donc trouver une solution.

Cette solution, les responsables du Capitole l'ont dénichée : un tapis rouge. Synonyme de glamour, de célébrité et de prestige, la carpette écarlate est aux âmes en quête de visibilité ce qu'est l'eau aux assoiffés : c'est vital. Dès l'instant où elles y déposent le pied, le temps s'arrête. C'est de cette façon qu'elles ont ainsi été piégées : à grands coups de flashs et de lentilles de caméra.

Mais le règne des abeilles ne dura que quelques minutes, puisqu'au terme d'un combat inégal, les projecteurs, au firmament perchés, se tournèrent vers une bande de Misérables. Des Misérables qui se voulaient un projet audacieux, mais calculé.

Pour le producteur Jean Pilote, qui a investi 7 M$ dans l'aventure, le pari est donc gagné. Un pari qui était non seulement de mettre sur pied la plus grosse production présentée à ce jour au Capitole, mais aussi d'en confier les rênes à un jeune metteur en scène d'ici. En Frédéric Dubois, il a trouvé un heureux mélange de génie et d'audace qui n'est pas étranger au tonnerre d'applaudissements entendu au terme de la représentation.

Sur scène, la distribution composée essentiellement d'interprètes de la région a livré la marchandise. Menée par un Gino Quilico (Jean Valjean) qui vaut à lui seul le prix d'entrée, par une Geneviève Charest (Fantine) passionnée et touchante, par une Myriam Brousseau au talent immense et par une Sophie Tremblay qui se veut mon coup de cœur personnel, la troupe a profité du 14 juillet, jour de fête nationale chez nos amis français, pour faire un tabac.

Ce succès, qu'elles ont acclamé haut et fort en se levant d'un bond, souhaitons maintenant que les abeilles en feront part aux autres membres de la ruche. Car il se fait de sacrées belles choses à l'extérieur du 514...

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