En ce qui concerne l'arrondissement de Beauport, Michel Guimond conserve dans ses priorités la relocalisation de l'édifice des 700 fonctionnaires fédéraux dans le secteur d'Estimauville. - (Photo Michel Bédard)
Michel Guimond cinglant envers le gouvernement Harper
«Les conservateurs se présentaient comme les champions de l’éthique du temps qu’ils étaient dans l’opposition, mais c’est plutôt à un gouvernement marqué par son absence de leadership et continuellement embourbé dans les scandales que nous avons affaire aujourd'hui». Voilà le constat peu reluisant dressé par le Whip en chef du Bloc québécois et député de Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord, Michel Guimond, comme bilan de la dernière session parlementaire.
Michel Guimond constate que la propension de Stephen Harper à tout contrôler n’aura pas préservé son parti des impairs de plusieurs membres de son équipe. «Pis encore, le premier ministre lui-même et certains employés de son cabinet se sont retrouvés au centre de plusieurs affaires qui réclament toujours de sérieux éclaircissements. Le premier ministre nous a fourni un exemple peu glorieux de sa mauvaise foi, ou, dans le meilleur des cas, d’une irresponsabilité flagrante, après qu’on eut appris les relations de son ex-ministre des Affaires étrangères avec Julie Couillard, une femme qui a fréquenté différents membres du crime organisé», a rappelé le député.
«Stephen Harper a mené la dernière campagne électorale en réclamant des mesures plus sévères pour accroître la sécurité. Or, jusqu’ici, il a tenté chaque fois de traiter la relation de son ex-ministre comme si la Chambre des communes s’immisçait dans la chambre à coucher des membres de son cabinet. Or, on sait très bien que ce ne sont pas les histoires de cœur de Maxime Bernier qui intéressent les membres du Parlement et la population québécoise, mais bien la menace que pose à la sécurité le fait qu’une relation très proche des groupes mafieux et des groupes de motards criminels ait eu accès à des documents jugés secrets. Le Bloc québécois cherche toujours à savoir si les enquêtes qui s’imposent ont été menées comme il se doit, mais le premier ministre ne fait que nier l’évidence. Dans le cas actuel, on a affaire ou bien à un premier ministre d’une naïveté sans commune mesure – ce dont je doute – ou bien alors à quelqu’un qui cherche à couvrir l’incompétence et la négligence de son gouvernement».
Défendre les intérêts du Québec
Michel Guimond a rappelé que le Bloc québécois a rempli avec le zèle qui l’a toujours caractérisé le mandat que lui ont confié les Québécoises de défendre avec acharnement les intérêts du Québec à Ottawa.
«Nous avons travaillé avec acharnement pour faire reconnaître la nation québécoise à Ottawa et nous avons remporté une manche importante en forçant le premier ministre à reconnaître du moins verbalement la nation du Québec. Nos efforts sont maintenant portés à faire en sorte que cette reconnaissance se traduise dans des gestes concrets. Nous avons notamment mené le débat pour qu’Ottawa reconnaisse enfin la primauté de la Loi 101 sur le Code canadien du Travail dans les entreprises sous juridiction fédérale au Québec», a indiqué Michel Guimond.
«Nous avons également fait de l’aide indispensable aux secteurs manufacturier et forestier un enjeu incontournable du dernier budget fédéral et nous avons harcelé sans relâche le gouvernement pour qu’il rende enfin justice aux aînés qui ont été floués en vertu de la mauvaise gestion du programme de Supplément de revenu garanti. Enfin, nous nous sommes fait la voix de la large majorité des Québécois sur les questions touchant l’environnement. L’entrée en activité de la Bourse du carbone démontre la pertinence de notre action, mais il reste encore bien du chemin à faire puisque le plan conservateur ne tient pas la route. Bref, contrairement aux conservateurs de Stephen Harper, le Bloc québécois a encore une fois pleinement livré la marchandise», a conclu M. Guimond.