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Des emplois à la tonne pour les étudiants

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 5 juillet 2008 à 13:56
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Des emplois à la tonne pour les étudiants
Très à la mode cet été, ces affiches occupent de nombreuses vitrines.
Des emplois à la tonne pour les étudiants
Avis aux étudiants qui hésiteraient encore à travailler cet été, les portes des commerces vous sont grandes ouvertes. Vous n'aurez que l'embarras du choix.
Une petite promenade dans les centres d'achats de Québec donne un bon indice sur qui, du chercheur d'emploi ou de l'employeur, détient le meilleur pouvoir de négociation. À Place Sainte-Foy, on ne fait pas vingt pas sans croiser une vitrine qui arbore une petite affiche annonçant des postes disponibles.

Chez RW & CO., bien que l'on se trouve dans la période de recrutement «normale» de l'été, trouver un bon employé n'est pas aussi facile qu'auparavant. «Nous avons la chance d'avoir une équipe très stable, indique Jennifer, gérante du commerce. Mais c'est plus difficile de combler les postes disponibles pour l'été. Le taux de chômage est très bas et ça paraît.»

Même son de cloche à la boutique Le Château où combler un poste peut prendre de trois semaines à un mois. «Nous avons quand même beaucoup de candidats, mais comme ils sont souvent très jeunes, il faut être plus sélectif. Comme nous avons plusieurs succursales, nous nous aidons et ça va quand même assez bien», explique Stéphanie, l'assistante-gérante.

Du côté de chez Atmosphère, le problème n'est pas tant de trouver de bons candidats, mais plutôt de les retenir. La boutique de plein air attire évidemment les adeptes des grands espaces, ce qui explique le roulement important. «La majorité des employés sont des étudiants universitaires qui tripent sur les voyages ou qui quittent pour aller étudier à l'étranger, indique Pierre Nadeau, directeur du commerce. En l'espace de trois semaines ce printemps, 18 de nos 22 conseillers en vêtements ont été remplacés!»

Heureusement que la boutique dispose d'une bonne banque de candidatures. «Cet été, ça va bien, mais ce ne sera probablement pas le cas à l'automne avec le retour aux études, continue M. Nadeau. C'est d'ailleurs beaucoup plus difficile de combler les postes qui demandent plus d'expérience et c'est pourquoi nous viserons des candidats un peu plus âgés.»
Retenir son personnel
Confrontées à la rareté de la main-d'oeuvre et à sa mobilité, certaines entreprises mettent en place des mesures pour retenir leur personnel. Par exemple, Canac-Marquis-Grenier a décidé de miser sur la formation de ses employés.
«Chaque nouveau conseiller reçoit une bonne formation dans chacun des départements du magasin, explique Marc Delisle, directeur adjoint à la succursale du boulevard Pierre-Bertrand. L'employé acquiert des compétences qui lui serviront toute sa vie.» La chaîne de quincailleries réserve aussi des heures à ses employés à temps partiel pour ne pas qu'ils quittent dans les périodes moins achalandées comme en hiver.

Malgré tout, l'entreprise n'échappe pas à la réalité du marché. «Le contexte de recrutement reste difficile, concède M. Delisle. Il n'y a plus autant de jeunes qu'auparavant et ils voudraient tous commencer à 20$ l'heure. Il y a tellement d'emplois disponibles qu'ils ont vraiment le choix.»

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