L'abondance de touristes en cette année de 400e anniversaire de Québec va permettre à l'organisation du Festival d'été d'engranger des fonds pour assurer la qualité de sa programmation lors des éditions 2009, 2010 et les suivantes.
Le Festival d'été crée un fonds de réserve pour éviter le blues post 2008
Profitant d'une affluence record en cette année faste marquée par le 400e de Québec, l'organisation du Festival d'été prévoit constituer un fonds de réserve, afin d'éviter le blues post 2008 et assurer une programmation à la hauteur des attentes du public.
Joint en milieu de semaine, alors qu'on annonçait déjà que l'événement musical annuel de Québec se dirigeait vers un record inégalé de vente de macarons, le directeur général du Festival d'été, Claude Doré, a confié au Québec Hebdo qu'il s'agissait d'un heureux problème. «Cela va nous permettre d'engranger des fonds pour les années à venir, et ainsi, dit-il, pouvoir attirer d'autres artistes de renom.»
Si l'édition 2008 s'annonce mémorable, M. Doré demeure catégorique : «pas question de revenir en arrière. Nous visons maintenir une programmation de haut calibre en 2009, 2010 et les éditions suivantes. C'est pourquoi nous avons prévu le coup en créant un fonds de réserve.»
À son avis, l'idée d'instaurer une nouvelle formule de contrôle combinant macarons et bracelets (ou carte d'accès) est responsable d'une hausse de 10 %. Toutefois, la principale raison de l'explosion de la demande de macarons est certes l'abondance de touristes en ce 400e. Autant de retombées additionnelles qui sont bienvenues.
Difficile d'avancer un chiffre ou un montant précis. Chose certaine, au moment d'écrire ces lignes, plus de 125 000 macarons avaient trouvé preneurs contre 100 000 en 2007. Et, il n'était pas exclu d'en vendre encore 20 000 d'ici le dernier spectacle de dimanche. À 30 $ l'unité ou 15 $ pour un bracelet quotidien, cela demeure très abordable si on considère que certains festivals de musique exigent un droit d'accès pouvant atteindre 200 $.