Le 400e et le zoo
Avec sa campagne promotionnelle de cet été, Voisins depuis 400 ans, L’Association touristique régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean veut attirer les visiteurs du 400e de Québec vers des attraits comme le zoo de Saint-Félicien. Pourquoi pas? De nouveaux visiteurs au zoo, des séjours prolongés au Québec, des retombées économiques de plus. Bravo!
Le succès souhaitable du zoo de Saint-Félicien nous rappelle amèrement cependant que certains ont tout fait pour faire mourir celui de Québec. D'autant plus amèrement que le Jardin zoologique du Québec (comme il s'appelait) avait développé les compétences qui ont permis aux autres zoos de devenir ce qu'ils sont.
Mais, revenons au 400e. Après ce méga-party, restera-t-il des projets rassembleurs à Québec? Un projet est toujours sur la table : celui du Jardin zoologique de la capitale qui, en bref, se concentrera sur la faune et la flore du nord-est américain. Qui, avec sa nouvelle ferme, mettra en vedette nos races patrimoniales. Qui récupérera son verdoyant jardin d'origine, l’actuel parc des Moulins, si bien restauré par la CCN. Qui profitera de l’ancienne serre indo-australienne pour offrir à ses visiteurs de l’exotisme 12 mois par année. Animation, événements spéciaux et bien plus!
Et, contrairement aux faussetés martelées par ses fossoyeurs, un zoo dans la capitale possède tous les attributs pour réussir. Dans cet esprit de bon voisinage que nous rappelle le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Jardin zoologique de la capitale prévoit même faire la promotion des autres zoos du Québec dont, bien sûr, celui de Saint-Félicien.
René Reid, membre du Comité de citoyens pour la réouverture du Jardin zoologique de la capitale
Jean Morneau
Commentaire mis en ligne le 15 juillet 2008Pour toute entreprise, une période de quelques années est nécessaire pour arriver à rentabiliser ou à établir un processus qui permet à celle-ci de progresser. Dès la deuxième année de réouverture, le gouvernement Charest sème le doute sur la viabilité et la pérennité du zoo.
Un des résultats a été qu'aucune entreprise n'a offert des forfaits pour le zoo. On écarte le ministre Sam Hadad
de ce dossier. On nomme un pantin pour liquider le tout.
Le vouloir politique pour contrer un développement durable est on ne peut plus évident.