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Gilles Matte peint les charmes du Vieux-Québec

L’Augustinois publie un recueil de 125 œuvres

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 9 juillet 2008 à 11:00
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Gilles Matte peint les charmes du Vieux-Québec
Fier de ses deux premiers livres, l’artiste-peintre Gilles Matte signe Carnets du Vieux-Québec, recueil d’aquarelles. (Photo Nicolas Bégin)
Gilles Matte peint les charmes du Vieux-Québec
L’Augustinois publie un recueil de 125 œuvres
Grand connaisseur du Vieux-Québec, l’aquarelliste Gilles Matte a regroupé plus de 125 œuvres des différents vestiges du secteur dans Carnets du Vieux-Québec. Un livre dans lequel de courts textes de son épouse Geneviève Auger accompagnent ses créations.
L’artiste présente en fait sa troisième publication du genre chez Les Heure bleues, après s’être intéressé au fleuve Saint-Laurent et aux Îles-de-la-Madeleine. En résulte un recueil en couleurs de 128 pages. On peut même trouver le fameux livre traduit dans la langue de Shakespeare.

Pour avoir étudié dans trois établissements du Vieux-Québec au cours de sa jeunesse, l’Augustinois connaît très bien les moindres racoins du secteur. «C’est un endroit extraordinaire. C’est un sujet près chez moi et c’est le 400e de Québec en plus.»

Gilles Matte a d’abord fréquenté l’école Saint-Louis-de-Gonzague, située sur la rue Richelieu. «J’étais impressionnée par les murs de Québec», raconte-t-il.

L’aquarelliste a ensuite fait son entrée à l’Académie de Québec. Le midi, il profitait du répit pour entre autres se promener à la Citadelle, dans le Château Frontenac et à l’édifice Price. Puis, l’artiste-peintre a abouti à l’École d’architecture de l’Université Laval.

«Je voulais faire un livre sur le Vieux-Québec qui évitait les cartes postales, explique-t-il. J’ai essayé de faire des vues des hauteurs de Québec.»

«Il y a beaucoup d’information historique sans que ce soit un livre d’histoire. Les textes sont très collés aux dessins.»
Permissions spéciales
Pour rendre possible son projet, Gilles Matte a obtenu des permissions spéciales pour se rendre en-haut de l’édifice Price et de certains clochers, dont ceux de la Basilique et du Séminaire.
Souvent accompagné d’un gardien, l’artiste se contentait de dessiner un croquis rapide et de prendre quelques photos. Dans le dernier cas, l’image servait de référence pour les couleurs. «Je me servais des photos comme documentation seulement, assure-t-il. J’ai fait le livre pour avoir des vues différentes de Québec que les gens ne voient pas.»

On y retrouve notamment des reproductions de l’église Notre-Dame-des-Victoires, les fouilles archéologiques sous la Terrasse Dufferin, le Séminaire de Québec et différentes rues.

Carnets du Vieux-Québec représente les fruits d’un long travail. En effet, Gilles Matte a œuvré trois ans à temps partiel dans cette aventure, mais de façon encore plus intense l’hiver dernier.

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