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Concours pour jeunes pousses de caméra

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 8 juillet 2008 à 11:11
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Concours pour jeunes pousses de caméra
Un toit végétal a été installé sur la Bibliothèque de Charlesbourg lors de son agrandissement, à l’automne 2006. (Photo Luc Fournier)
Concours pour jeunes pousses de caméra
Fastes plates-bandes, jardins opulents, gazons verdoyants. Plusieurs, à l’arrivée de l’été, sortent leur pouce vert de leur mitaine et se mettent à la tâche, petit râteau en main, les genoux dans la terre. Et parmi la verdure, une caméra. Une caméra verte.
Caméra verte 2008 s’adresse aux cinéastes amateurs ou de la relève soucieux de l’environnement. Le concours a cette année pour thème «la protection du bien commun». Pour y participer, il s’agit de faire un court film de 30 secondes à cinq minutes à caractère environnemental. Tous les genres sont acceptés, du suspense au documentaire, en passant par la comédie.
L’avenir est aujourd’hui
En regardant de plus près les films des années précédentes, il est intéressant de voir que plusieurs idées prometteuses, des visions d’avenir, sont devenues des concepts courants de la réalité environnementale d’aujourd’hui. Dans le court métrage «Répercussions», du gagnant de l’édition de 2005 Anton Fishlin, il est question de l’exposition spécialisée d’Aichi au Japon, qui avait pour thème «La sagesse de la nature». On y traite entre autres de l’utilisation d’éoliennes, de plaques photovoltaïques, de systèmes de fermentation au méthane, de piles à combustible… Toutes des solutions qui tendent aujourd’hui à devenir la norme.
Sur les lieux de l’exposition, il y a avait aussi de nombreux bacs à recyclage. L’objectif : déchet zéro, soit tout recycler, dans neuf contenants différents. Là encore, depuis trois ans, des pas de géant ont été faits. De plus en plus de gens, en plus de recycler papier, vitre et métaux, compostent leurs déchets organiques, ce qui diminue de beaucoup la grosseur du démodé sac à ordure. D’ailleurs, parmi les institutions d’avant-garde en matière d’environnement à Québec, l’Université Laval est depuis longtemps un leader. Avec 75% des matières recyclables qui sont recyclées, 700 îlots de récupération multimatière et, depuis 2006, des bacs prévus pour les matières compostables dont le contenu représente près de 600 tonnes de déchets organiques réutilisées pour nourrir les sols, l’établissement d’enseignement a des allures de Aichi. Ces rebus domestiques représentent «une source d’approvisionnement énergétique considérable», narre Anton Fishlin.

D’ailleurs, il est aussi question dans son film de recouvrir les toits et murs de végétation pour, ultimement, atténuer les effets du réchauffement global. Encore là, le moment présent a rattrapé le futur; plusieurs nouveaux projets immobiliers sont coiffés d’un toit végétal. La restauration de certaines bâtisses, telle la Bibliothèque de Charlesbourg, laisse même une place importante à ces choix environnementaux qui deviendront chose courante dans un futur rapproché. Parmi ces choix, les méthodes alternatives de chauffage, dont le géothermique, qui exploite l’énergie solaire emmagasinée dans l’écorce terrestre et dans les nappes phréatiques pour réchauffer les immeubles l’hiver et les rafraîchir l’été.
L’environnement, un domaine en perpétuelles mutations
Les films sur des enjeux environnementaux sont de ceux qui se démodent rapidement. Et ce n’est pas nécessairement négatif : de parler des éoliennes comme d’une énergie de demain est devenu presqu’absurde. Il suffit de sillonner les routes de la Gaspésie pour vite s’en apercevoir. L’avenir, c’est aujourd’hui. En espérant que vos courts métrages à saveur environnementale seront désuets dans quelques années. Ce sera signe que les progrès sont rapides dans le domaine, comme ils se doivent de l’être.
Caméra verte est organisé par ÉcoCaméra, le volet science et environnement des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM, Jour de la Terre Québec, Nature Québec et Parole citoyenne, de l’ONF. On peut s’inscrire au concours jusqu’au 31 août 2008 au cameraverte.org.

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