Jean-Marie De Koninck participera à son huitième rendez-vous olympique à titre d'analyste des épreuves de natation, de triathlon et de natation en eau libre aux Jeux de Beijing.
Jean-Marie De Koninck aux Jeux olympiques pour la huitième fois
Depuis le rendez-vous de Montréal en 1976, Jean-Marie De Koninck est l'analyste officiel des épreuves de natation de chacun des Jeux olympiques. Les prochains jeux de Beijing ne feront pas exception à la règle alors que le père de l'Opération Nez-Rouge sera de nouveau l'analyste des épreuves de natation, de triathlon et des 10 km en eau libre qui seront présentés pour la première fois à des olympiades.
«Ce sera la huitième fois que j'agirai comme analyste à la télévision, avoue dans un premier temps Jean-Marie De Koninck. En fait, j'ai participé à tous les Jeux olympiques présentés depuis 1976 à l'exception des jeux de Moscou en 1980 qui avaient été boycottés par de nombreux pays. J'ai toujours hâte d'occuper de telles fonctions même si je suis rendu au stade que je me dis que c'est peut-être mes derniers jeux à titre d'analyste. Je peux toutefois vous affirmer que je suis toujours autant passionné par ce rôle.»
Selon celui qui préside depuis 2005 l'Association canadienne des entraîneurs, la meilleure préparation pour occuper une telle fonction est souvent reliée avec son expérience de vie et son expérience en natation comme athlète, entraîneur et administrateur.
«Dans les reportages, c'est aussi souvent relié au «feeling» du moment, à l'atmosphère qui règne sur le bord de la piscine ou du plan d'eau. En assistant aux divers entraînements, on se fait également une bonne idée des prétendants et prétendantes aux titres olympiques. De plus, il ne faut pas négliger les techniques utilisées par les es nageurs et les nouvelles technologies employées par ces derniers pour améliorer leur temps», précise encore M. De Koninck.
Ce dernier se trouve gâté au niveau des informations qu'il peut recueillir sur Internet en guise de préparation pour ses futures analyses des épreuves de natation, de triathlon et de nage longue distance en eau libre.
Suprématie des Américains
«Les Américains avec Michael Phelps en tête devraient facilement dominer les Jeux de Beijing tant chez les hommes que chez les femmes, admet le professeur de mathématiques à l'Université Laval. Leur excellent programme universitaire les sert fort bien. L'Australie devrait terminer au deuxième rang alors que la troisième position au classement des pays est ouverte à tous les autres pays dont le Canada.»
«Même si je pense que les médailles canadiennes sont difficiles à présumer, certains nageurs pourraient se distinguer. Je pense ici notamment au champion mondial des 100 mètres libre, Brent Hayden et à la spécialiste des 200 m papillon, la Québécoise Audrey Lacroix,» ajoute l'ex-entraîneur du Rouge et Or.
Parmi les autres Québécois à surveiller à Beijing, il y aura sûrement les spécialistes de style libre Stéphanie Harnen, Victoria Poos et Geneviève Saumur, Tobias Oriwol en dos et Mathieu Bois à la brasse.
«Puisque les épreuves se dérouleront dans une piscine intérieure, je crois qu'une bonne dizaine de records mondiaux seront battus à Beijing. L'élément pollution si présent n'affectera en rien les performances des nageurs. Ce sera sûrement des jeux fort intéressants à commenter en natation», de conclure Jean-Marie De Koninck.
Celui-ci s'envolera vers la Chine le 3 août. Il analysera les épreuves de natation du 9 au 17 août prochain. Il fera de même aux épreuves féminine et masculine de triathlon les 18 et 19 août et aux 10 km de nage en eau libre les 20 et 21 août. Le lendemain, le Québécois mettra le cap vers Québec.