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Yes Sir!

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 6 juillet 2008 à 9:14
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Yes Sir!
Le directeur général de la Société du 400e de Québec, Daniel Gélinas, n'est pas à court de surprises. Sa dernière en lice : le spectacle sur les plaines d'Abraham de Sir Paul McCartney, le 20 juillet prochain, qui deviendra par le fait même le premier Beatles de l'histoire à se produire dans la capitale.
Pour l'organisation, il s'agit hors de tous doutes d'une prise majeure. Une pêche miraculeuse, diront plusieurs. Et ils ont probablement raison.

Parce que Paul McCartney, c'est gros. TRÈS GROS. Au-delà de son étiquette d'ex-membre du célèbre quatuor anglais, l'homme aujourd'hui âgé de 66 ans figure au nombre des icônes mondiales de l'univers musical. Trônant au-dessus des trop nombreuses stars instantanées, il est la preuve vivante que le succès passe par le travail, mais aussi par le charisme.

En acceptant d'ajouter Québec aux deux seuls autres concerts inscrits à son agenda 2008, en l'occurrence Liverpool et Kiev, le principal intéressé fait une fleur aux amateurs. Mais surtout, il se fait plaisir en joignant l'utile à l'agréable. Car n'allez pas croire que le principal intéressé vient ici uniquement pour l'argent. Bien sûr, il touchera un cachet important qui fera l'objet de rumeurs, mais qui ne sera jamais dévoilé au grand jour. La question est plutôt, en a-t-il vraiment besoin? Pas du tout! J'oserais même dire qu'il n'en a rien à cirer! Le gars est milliardaire, alors quelques millions pour lui, c'est probablement l'équivalent de ce que vous et moi avons actuellement dans notre poche de pantalon : une vulgaire poignée de pièces de monnaie coincées à travers un mélange de maigres bouts de papier et de mousse de sécheuse.

S'il accepte de se pointer dans la cité de Champlain, c'est par intérêt et par souci de participer à un rendez-vous historique majeur. Il en fait d'ailleurs part dans son message diffusé un peu partout ces jours-ci, dans lequel il parle des 400 ans de Québec et invite le public à venir célébrer avec lui à l'occasion de ce qu'il qualifie de «gros spectacle». Une vidéo qui ne dure que quelques secondes, mais qui en dit long sur le bonhomme qui aurait bien pu laisser à son gérant le soin de diffuser un communiqué laconique et insipide.

Contrairement à celui de Céline Dion, ce n'est pas derrière le Musée du Québec que se tiendra le spectacle de Paul McCartney, mais plutôt sur la scène qui aura accueilli quelques jours plus tôt le Festival d'été de Québec. Voilà une décision sensée qui permettra à un plus grand nombre de personnes d'assister à la fête, et ce, sans avoir à participer à une chasse au trésor afin de mettre la main sur des billets gratuits. Une aventure qui, dans le cas qui nous intéresse, aura porté ombrage au passage de la diva de Charlemagne sur les terres d'Abraham. Pour l'organisation du 400e, disons que faute avouée est à moitié pardonnée…

Finalement, comment passer sous silence le vent de fraîcheur apporté par l'arrivée de Daniel Gélinas à la tête de la Société du 400e. En quelques mois seulement, il a transformé une chaloupe qui prenait l'eau en un gigantesque bateau de croisière qui fait grimper à son bord des vedettes internationales et qui accueille des événements donnant à Québec une visibilité à laquelle elle a droit. Car ce n'est pas tous les jours qu'on a 400 ans. Chapeau M. Gélinas!

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