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Québec port de commerce depuis plus de 400 ans

Dossier : Transport maritime

par Jacques Bélanger
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Article mis en ligne le 7 juillet 2008 à 15:00
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Québec port de commerce depuis plus de 400 ans
Le port de Québec a toujours été actif depuis 400 ans, que ce soit pour du commerce de denrées et de marchandises, ou pour des activités de plaisance comme ici lors de l'arrivée de la Grande traversée Larochelle-Québec, en juin 2008.
Québec port de commerce depuis plus de 400 ans
Dossier : Transport maritime
Ville fondée par un marin, Samuel de Champlain, Québec était déjà, avant même l’arrivée des Français, un port de commerce.
Lors de son premier voyage, en 1535, l’explorateur Jacques Cartier avait déjà observé le phénomène. Lorsqu’il remonta le fleuve, il resta quelque temps à Québec et remarqua que les tribus amérindiennes, qui habitaient en amont et en aval du fleuve, utilisaient ce dernier pour se rencontrer et procéder à des échanges.

À partir de l’arrivée de Samuel de Champlain, la vocation commerciale de la ville de Québec se précise, notamment en raison du commerce des fourrures, qui représente plus de la moitié de la valeur des exportations en direction de la France.
Un premier chantier maritime
C’est sous l’égide de l’intendant Jean Talon qu’est construit, en 1665, le premier chantier maritime de la Nouvelle-France. À la même époque, des liens commerciaux avec l’Acadie et les Antilles françaises sont établis et le port de Québec connaît un nouvel essor.
Au cours du 19e siècle, l’économie canadienne gravite autour de l’exploitation forestière; le Royaume-Uni importe d’immenses quantités de bois et, à Québec, la construction navale bat son plein. Entre 1790 et 1799, le port de Québec accueille environ 90 voiliers, un trafic qui augmentera à 374, en 1820, et à 1 025, entre 1840 et 1850.
Les Irlandais débarquent
Le 19e siècle est également ponctué par l’arrivée massive d’immigrants irlandais fuyant la famine. Les armateurs offrent des tarifs spéciaux pour leur transport et bon nombre d’entre eux en profitent. Entre 1800 et 1850, 30 000 immigrants débarquent au port de Québec.
Et, le commerce du bois se poursuit! En 1860, on compte 40 anses organisées pour la réception, l’entreposage et l’expédition du bois vers l’Angleterre. À l’époque, la coupe du bois est effectuée par de petits producteurs locaux et l’expédition relève d’entreprises spécialisées en transport. On voit ensuite apparaître des sociétés spécialisées dans l’exportation du bois et, afin de diminuer les coûts, elles intègrent la production et l’expédition. Plusieurs chantiers sont situés le long de la rivière Saint-Charles et d’autres, dans les anses de Québec et Lévis.

Lorsque la construction connaît son apogée, soit entre 1850 et 1869, quelque 5 000 travailleurs construisent environ 2 000 navires. Entre-temps, soit en 1805, la régie du havre est confiée à Corporation de la Maison de la Trinité de Québec. Cette dernière s’occupe du mouillage et de l’amarrage des navires, de même que des droits de quai, la sécurité portuaire, la régie de construction des quais, etc. La Commission du havre de Québec est mise sur pied en 1858.

Pour plus d'information : www.portquebec.ca

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