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La ministre Blais rejette l'idée d'une «DPA» pour les aînés

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 5 juillet 2008 à 12:10
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La ministre Blais rejette l'idée d'une «DPA» pour les aînés
La ministre Blais mise davantage sur un plan d’action à être déposé en 2009, pour prévenir l’abus, la maltraitance et le suicide chez les aînés.
La ministre Blais rejette l'idée d'une «DPA» pour les aînés
L’option d’une Direction de la protection des aînés ou DPA, calquée sur l'organisme dédié à la jeunesse, ne plaît pas à la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais. Selon elle, une telle institution ne contribuerait qu'à «infantiliser les personnes âgées».
C’est du moins ce qu’a déclaré la ministre lors d’une entrevue exclusive accordée au groupe Transcontinental. Rappelons que la création d’une DPA avait été proposée par l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP), dans le cadre de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, tenue l’automne dernier. Pareille institution devait mettre un frein aux abus et à la maltraitance des personnes âgées.

Plus de 150 000 aînés québécois auraient été victimes d’abus de diverses natures. Les «abuseurs» étant souvent des proches de la personne âgée, cette dernière refuse souvent de dénoncer son agresseur. Une DPA aurait notamment permis de rendre obligatoire le signalement d’abus ou de négligence.

En ce sens, la ministre indique «qu’un plan d’action sera déposé en 2009 et que des mesures de respect envers les aînés seront prises. La somme de 25 M$ a été réservée à cet effet.» Mme Blais a de plus souligné que près de 400 000 $ serviront à la distribution de trousses d’information sur la détection des cas d’abus et à l’intervention subséquente. «Il y a un réel manque d’outils sur le terrain», convient-elle.

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