Sylvie Boisvert a terminé le «Sulphur Springs Trail Run» en 21 heures 57 minutes ce qui lui a procuré le 4e rang chez les femmes et le 9e au classement général sur 49 athlètes inscrits. (Photo François Simard)
Prochaine étape : le 100 km de Lévis
Sylvie Boisvert poursuit sa route vers le championnat du monde d'ultramarathon
Après une course pour le moins mouvementée dans la région de Toronto et une participation au Duathlon de Lac-Beauport le 21 juin dernier, Sylvie Boisvert se prépare maintenant pour le 100 kilomètres de Lévis qui aura lieu le 5 juillet prochain. Cette épreuve qu'elle connaît bien pourrait donner le ton à une fin de saison qui devrait culminer avec une participation au championnat mondial d'ultramarathon en Corée.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le «Sulphur Springs Trail Run» auquel a participé Sylvie Boisvert il y a quelques semaines près de Toronto n'avait rien d'une ballade dans le pré. Disputée dans les sentiers accidentés de l'aire de conservation de la Vallée de Dundas, la course de 100 milles lui en a fait voir de toutes les couleurs.
«Nous courrions à travers de grands canyons dans un décor qui ressemblait au parc Jurassique, raconte la Silleroise. Le parcours comprenait 11 côtes que nous devions faire à huit reprises. La côte Gilmour c'est du bonbon comparée à une de celles que nous devions franchir.»
À plusieurs moments, en raison des conditions extrêmes, la course se transformait donc en marche plus ou moins rapide. «Il y avait des descentes tellement abruptes qu'il fallait faire les singes et s'accrocher aux arbres pour ne pas tomber dans le ravin», ajoute l'athlète.
Et comme si ce n'était pas suffisant, une bonne partie de l'épreuve se déroulait en pleine nuit avec tout ce que cela implique. C'est donc armée d'une superbe lampe de poche achetée plus tôt dans la journée au «Dollar Store» que Sylvie a affronté cette portion de la compétition.
«Elle devait durer longtemps mais après à peine une demi-heure elle était presque éteinte, mentionne-t-elle au sujet de son acquisition. Je croisais d'autres coureurs avec leurs lampes frontales super performantes et ils ne pouvaient s'empêcher de rigoler et de me taquiner un peu.»
La cohabitation avec la faune de l'endroit a aussi apporté son lot de surprises à la coureuse de Québec. «Vers 19h, un chevreuil a bondi à quelques pieds de moi, relate-t-elle. C'est assez surprenant. Et durant la nuit, nous avons croisé de nombreux ratons-laveurs et nous entendions les coyotes hurler.»
Sylvie Boisvert a terminé ce parcours rocambolesque en 21 heures 57 minutes ce qui lui a procuré le 4e rang chez les femmes et le 9e au classement général sur 49 athlètes inscrits. «Je suis très contente car le calibre était très relevé et j'étais toute seule alors que la plupart des autres participants bénéficiaient d'un encadrement et étaient accompagnés par des membres de leurs familles et des amis.»
Et à ceux qui se demandent ce qui motive quelqu'un à s'embarquer dans des aventures aussi exigeantes cette dernière a une réponse qui traduit bien sa personnalité. «J'aime essayer différents parcours et si j'avais la possibilité, j'irais en faire des encore plus extrêmes partout dans le monde.»
Le 21 juin dernier, la Silleroise prenait part au duathlon de Lac-Beauport qu'elle a terminé en 1 heure 45 minutes soit en troisième place chez les femmes de 45 à 49 ans. «Je suis satisfaire considérant que je m'étais fait replacer le bassin le vendredi», affirme-t-elle.
La prochaine courses au programme sera le 100 kilomètres de Lévis le 5 juillet. Par la suite, il pourrait y avoir un 12h à New York au début du mois d'août. Mais ce que Sylvie espère par-dessus tout, c'est de pouvoir participer au championnat mondial d'ultramarathon qui aura lieu en Corée, en octobre.