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CP une présence de prestige au-delà des rails de Québec

Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire

par Jacques Bélanger
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Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 5:10
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CP une présence de prestige au-delà des rails de Québec
Le réseau ferroviaire du Canadien Pacifique a contribué au développement du pays. (Photo gracieuseté CP)
CP une présence de prestige au-delà des rails de Québec
Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire
Qui ne connaît pas le Château Frontenac, à Québec? C’est sans doute l’ambassadeur le plus prestigieux de notre ville à l’étranger. Ce que les gens connaissent moins, c’est que sa construction est une idée de William Van Horne, directeur général du Canadien Pacifique (CP).
C’est en 1881 qu’est fondé le Canadien Pacifique. «Au début, le CP a été créé pour établir une liaison concrète entre tous les Canadiens, une décision qui a été prise au lendemain de la Confédération du 1er juillet 1867», explique Denise Nepveu, directrice des communications et des affaires publiques au Canadien Pacifique. À l’époque, il existe une liaison entre Montréal et Québec. «La ligne déjà existante appartenait à Northshore Railway, mais en 1884, CP l’a rachetée.»

C’est également à la fin du 19e siècle que le Château Frontenac, fleuron hôtelier de la ville de Québec, est construit. «William Van Horne, le directeur général du Canadien Pacifique, désirait faire construire un hôtel afin d’en faire l’escale de choix des voyageurs du CP. Il a confié le travail à l’architecte new yorkais Bruce Price, qui avait déjà conçu la gare Windsor, à Montréal.»

L’architecte s’est inspiré des styles du Moyen Âge et de la Renaissance pour construire l’hôtel de prestige, qui tire son nom de Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France entre 1672 et 1698.

En 1944, l’établissement accueille la Conférence de Québec sur la Seconde Guerre mondiale qui réunit Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Lyon Mackenzie King.
Le train mode de transport prisé
Au cours des années 1930, le chemin de fer était très fréquenté. «Certains trains, par exemple, conduisaient les skieurs de Québec jusque dans les stations des Laurentides. Quant au transport de marchandises, il s’effectuait principalement à l’anse au Foulon, explique Mme Nepveu, qui précise qu’en 1970, ce lieu est devenu un des premiers centres intermodaux de transbordement des conteneurs qui arrivaient par bateau.
«Le Canadien Pacifique a également poursuivi sa vocation de transport de passagers jusqu’en 1977, année de la création de Via Rail. Par la suite, de la fin des années 1980 jusqu’au début des années 1990, le rail connaît un sérieux ralentissement.

«Durant les années 90, CP a vendu ses parcours secondaires de chemins de fer à des entreprises régionales, une initiative qui a eu pour effet de créer une meilleure proximité pour les usagers. Et, au moment où on se parle, le CP est le plus gros réseau de chemins de fer au Canada, avec ses 22 000 km de voie ferrée. Outre le Canada, il sillonne 12 états américains et emploie 16 000 personnes. Aussi, avec le transport intermodal, qui connaît le taux de croissance le plus important, le CP s’avère un allié de taille pour notre économie, notamment en raison de la globalisation des marchés. Plus que jamais, le Canadien Pacifique est présent dans le panorama canadien», conclut Denise Nepveu.

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