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Des racines solidement ancrées dans la capitale

Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 28 juin 2008 à 10:00
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Des racines solidement ancrées dans la capitale
Le parvis de l'hôtel de ville et la place de l'Hôtel-de-Ville située juste en face figurent parmi les endroits que le maire de Québec affectionne. Photo François Simard)
Des racines solidement ancrées dans la capitale
Québec 1608-2008 : célébrons 400 ans d'histoire
Pour cette édition spéciale dédiée au 400e anniversaire de Québec, il était évidemment de mise de donner la parole à celui qui dirige la ville depuis maintenant un peu plus de six mois, Régis Labeaume. Québec Hebdo a donc décidé de poser quelques questions non pas au maire de Québec mais plutôt au résident dont la passion pour la capitale ne fait aucun doute.
M. Labeaume, parlez-nous un peu de votre premier contact avec Québec ?
«Je suis arrivé à Québec tout jeune alors que j'étais en 7e année. Nous nous sommes installés dans le quartier Duberger et comme nous n'étions pas très riches, nous habitions dans les HLM du Domaine Saint-Charles. J'y ai vécu de très belles années et j'ai découvert au fil de mes études aux cégeps de Limoilou et de Sainte-Foy et à l'Université Laval une ville merveilleuse avec laquelle je suis littéralement tombé en amour.»
Votre carrière aurait pu vous amener à quitter Québec mais vous avez pourtant décidé d'y demeurer. Qu'est-ce qui vous a gardé ici ?
«Dès mon entrée à l'université, j'avais la ferme intention de faire carrière ici. J'ai voyagé dans des dizaines de pays et j'ai vu plusieurs villes où j'aurais pu vivre, mais aucune n'avait le charme et les atouts de Québec. Bien des gens d'affaires n'ont jamais compris cette décision d'ailleurs, mais ça, c'est une autre histoire.»
Quels sont les endroits que vous affectionnez particulièrement dans la capitale ?
«Je me dois de mentionner la Promenade Samuel-De Champlain qui est magnifique et qui nous permettra de redécouvrir notre fleuve. Il y a aussi la rue Cartier où j'aime bien aller marcher et le stade du Rouge et Or où l'ambiance est imbattable. J'aime aussi de temps en temps retourner à mes racines dans le quartier Duberger. Je m'y sens super bien. Et le parvis de l'hôtel de ville et la place de l'Hôtel-de-Ville juste en face sont aussi des endroits que j'adore.»
Et est-ce qu'il y des perles cachées qui, selon vous, mériteraient d'être mieux connues de la population ?
«Le Parc de la chute Kabir Kouba à Loretteville est certainement un des secrets les mieux gardés de Québec. C'est un endroit très dépaysant et un espace naturel exceptionnel à quelques minutes à peine du centre-ville. J'ai aussi découvert récemment la Maison O'Neill dans l'arrondissement des Rivières. La rivière Saint-Charles et ses 31 kilomètres de sentiers pédestres est aussi un des nouveaux trésors de Québec qui ne devrait pas demeurer dans l'ombre bien longtemps.»
Et alors que nous entrons en plein cœur des festivités du 400e, quel est votre incontournable dans le vaste menu proposé ?
«Il ne faut pas que les gens passent à côté du Moulin à images de Robert Lepage. C'est un spectacle de calibre mondial et nous avons la chance de l'avoir dans notre cour. Dans un autre registre, il y a le Sommet de la Francophonie. C'est peut-être moins excitant pour les citoyens, mais c'est un événement majeur qui nous permettra de tisser des liens importants pour l'avenir de Québec avec une foule de politiciens étrangers. Et comme je suis un amateur de musique de tous genres, que ce soit du chant grégorien ou du hard rock, j'assisterai sûrement à plusieurs spectacles. Et j'ai aussi très hâte de voir le spectacle pyrotechnique du 3 juillet au-dessus du fleuve et les prestations des arts de la rue du volet Québec plein la rue
Si vous aviez à vendre Québec en une phrase à quelqu'un qui n'y a jamais mis les pieds, que lui diriez-vous ?
«C'est difficile à résumer en une seule phrase, mais je lui dirais que Québec c'est l'Europe en Amérique. Et j'ajouterais qu'à moins de 30 minutes du centre-ville, il est possible de faire de la randonnée pédestre, du ski, du kayak et bien d'autres activités de plein air. Québec est une ville à dimension humaine qui a un grand potentiel de se développer économiquement tout en conservant la qualité de vie qui est devenue sa marque de commerce.»
Et en terminant, où voyez-vous la capitale dans une vingtaine d'années ?
«Québec sera la ville la plus attrayante au pays. C'est là que je m'en vais et si la population accepte de me suivre là-dedans, je n'ai aucun doute que nous allons y arriver.»

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