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Le PQ promet une chaude lutte à Yves Bolduc

Le successeur de Philippe Couillard sera vraisemblablement élu en septembre

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 8:58
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Le PQ promet une chaude lutte à Yves Bolduc
Philippe Couillard n'aura fait que passer dans la circonscription de Jean-Talon, ayant remis sa démission à peine un peu plus d'un an après son élection. (Photo Archives L'APPEL)
Le PQ promet une chaude lutte à Yves Bolduc
Le successeur de Philippe Couillard sera vraisemblablement élu en septembre
À la suite du départ de Philippe Couillard un peu plus d'un an après son élection, la circonscription de Jean-Talon se retrouve orpheline jusqu'en septembre. Et si les libéraux semblent plutôt convaincus de pouvoir faire élire Yves Bolduc sans trop de difficultés avant la rentrée parlementaire d'octobre, les péquistes assurent que le nouveau ministre de la Santé n'aura pas la partie facile.
«Les libéraux prennent la circonscription pour acquise comme si elle leur revenait de droit, mentionne le président du Parti Québécois dans Jean-Talon, Hubert Crépeault. Les trois dernières campagnes électorales ont montré que le Parti Québécois y a fait une chaude lutte, la population de cette circonscription a changé et nous sommes confiants de remporter une victoire historique.»

Ce dernier ne manque évidemment pas de souligner que tout comme Phillipe Couillard, Yves Bolduc arrive de l'extérieur et qu'il n'a aucune connaissance des enjeux locaux et régionaux. «Je crois qu'il est grand temps que Jean-Talon soit représenté par une personne qui vient de Jean-Talon et qui sache de quoi elle parle lorsqu'elle le fait au nom des gens de Jean-Talon», ajoute-t-il.

Sur cette question, il faut rappeler que Philippe Couillard succédait à Margaret F. Delisle qui a représenté le comté durant trois mandats avant de quitter pour des raisons de santé. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour prétendre que cette dernière n'était pas bien ancrée dans Jean-Talon.

Le candidat ou la candidate péquiste qui fera la lutte au Dr Bolduc sera choisi lors d'une soirée d'investiture qui sera organisée prochainement. Lors de l'élection de mars 2007, la jeune avocate Véronique Hivon avait enregistré un score plus qu'honorable face au candidat vedette libéral, avec une récolte de 30% des voix.

Du côté de l'ADQ, rien n'avait filtré au moment d'écrire ces lignes sur une éventuelle candidature. L'an dernier, Luc de la Sablonnière avait dû se contenter de la 3e place.

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Gerry Pagé

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2008

La Santé (MSSS) n’a surtout pas besoin d’un autre médecin et encore moins d’un avocat. C’est d’un «policier» ou d’un «Sergent Major du Royal 22e» dont ce gros asile de notre faillite économique, politique et sociale a le plus urgent des besoins.

Dans les circonstances et sous le pontificat de l’ingénu Aladin national que transportent les tapis des sondages, l’assermentation de la recrue libérale qui a plus d’un échec au palmarès de ses maladresses administratives comme à celui de l’élection provinciale de 2007, alors qu’il fut royalement buté par les siens, constitue un geste de grossière dictature, une manœuvre d’infatuation, une violente taloche de mépris politique et d’injures, à l’endroit de tous les Québécois et très prioritairement à l’égard des électeurs et électrices de Jean-Talon qui se souviennent du «Gros Québec» qu’il leur a passé, en 2007.

Dans la circonscription du «Haut-Québec», il n’y a pas que des aînés souffrants qui croient les verbomoteurs doctoralement baraqués ; il n’y a pas que des quêteux montés à cheval et des parvenus chauffant limousines ; il n’y a pas que des intellos ; il n’y a pas que des nymphes et mémés gâteuses qui ne béquillent, qui ne cataractent et ne strippent que sur les beaux Brummell ; il n’y a pas que des fédéralistes, des allophones et des anglophiles ! Jean-Talon n’est surtout pas Westmount. Dans Jean-Talon, la majorité est faite de «Messieurs et de Mesdames tout le Monde». Avec de tels beurres et de tels leurres libéraux, à l'horizon des prochaines partielles, il faut sortir de leur torpeur, les électeurs et les électrices de Jean-Talon, il faut les secouer et les amener voter, sous le signe et dans le sens du GBS.

Dans Jean-Talon, la majorité de l’électorat a snobé l’ADQ, aux dernières élections générales. Mais la majorité n’a pas digéré le parachutage de Philippe Couillard, ce m’as-tu-vu qui n’aura servi que les appétits monétaires des boulimiques médecins spécialistes, que les appétits des affamés commerçants de granules appelés pharmacologues, que les appétits des assoiffés profiteurs du 400e, que les appétits des pachas et goujats de Rabaska et que les appétits personnels de celui qui vient de claquer la porte, pensant ainsi ne rien devoir assumer de l’imputabilité qui lui était dévolue, celle de régler les problèmes très graves des urgences (niet), des listes et des temps d’attente (niet), de la reconnaissance des diplômés arrivant de l’étranger (niet) et de tout le reste (niet + niet = NIET) Et, avec les éloges de Jean Charest et les ablutions de Régis Labeaume à qui personne n’a demandé d'y ajouter sa poignée de gros sel, Philippe Couillard s’en lave les mains et s’en lavera la conscience éternellement. Il ira probablement se joindre aux dirigeants de Gaz Métro, pour continuer à patenter les données des retombées et les effets pervers de cette porcherie privée qui vient empester, polluer et infester le public dont c’est le legs fourré. Il appellera santé ce qu’il faut appeler maladie, il appellera investissements et créations d’emplois ce qu’il faut appeler enrichissement de quelques pachas et appauvrissement d’une région que n'habite aucun des pachas et goujats.

On aura beau faire grand état et gros tas des diplômes et des titres du médecin Yves Bolduc, Jean-Talon ne veut plus et ne voudra pas d’un étrange parachuté qui, par formation autant que par déformation professionnelle, a «réussi à tant échouer» à Alma, entre autre. Le même quidam qui a craché en l'air, en 2007, qu'il ne se présenterait en aucune autre circonscription que celle d'Alma. Ça lui retombera sur le nez et il retournera vivre ces rêves, dans ce pays d'en haut. Non merci pour les parachutages de Jean Charest qui aurait pu attirer Régis Labeaume qui provoquerait et ne s’inclinerait devant aucun des Gaétan Barrette de Santé Privée, qui dicterait, du talus du Parlement, une coupure de 30% des salaires des médecins spécialistes que le démissionnaire a graissés, un 2% d’augmentation salariale à tous les fonctionnaires, tout en décrétant qu’il en mettra 5000 à pied, dès avant la fin de son postulat.

En agissant de façon aussi précipitée que suffisante, méprisante et insolente, Jean Charest se place en situation d’échec et mat, en tentant de placer son pion d’Alma sur l’échiquier de Jean-Talon. Celui qu'on appelle déjà «missionnaire», remplaçant un commissionnaire démissionnaire, voilà que les médias commanditaires le proclament bienheureux et faisant déjà des miracles. Pour une deuxième fois d’affilée, Jean Charest s’imagine se servir de Jean-Talon pour éponger les dégâts de celui à qui il n’a jamais pardonné de s’être imaginé pouvoir le tasser ; les dégâts de celui qui a tronqué l’impact des installations gazeuses et pestilentielles de Rabaska sur la santé des riverains de Lévis, de l’Île d’Orléans et de Québec ; des dégâts du beau-parleur petit-faiseur ; les dégâts etc., etc., etc..

Il ne faudra pas se demander si Bolduc «flottera dans les chaussures de Couillard». Mais de nombreux indices nous laissent voir et entendre qu’il flottera dans les chapeaux démesurément surdimensionnés que son prédécesseur laisse dans le placard du MSSS. Même si le prestidigitateur Jean Charest s’amuse à sortir un lapin de la boîte de ses crânages, ni CROP, ni LÉGER MARKETING ne viendront nous faire accroire que le PLQ formera un gouvernement majoritaire, ni nous dire pour qui voter, aux partielles de septembre 2008 ou aux générales de 2009, si d’autres ménestrels de son orchestre d’amateurs, décidaient de claquer la porte du PLQ.

Non merci !

Le nouveau ministre «non élu» Yves Bolduc semble avoir appris par cœur ce que Jean Charest imagine que les électeurs de Jean-Talon veulent, sinon doivent entendre. Les gazes et l’éther, les garrots et les seringues sont déjà sur la table. Jean Charest semble ne pas réaliser que l’effectif successeur de Philippe Couillard est déjà en place. Il s'agit de nul autre que Gaétan Barrette, celui qui a dicté la convention des médecins spécialistes et que le pope démissionnaire a pourpré du légat des urgences au Québec et dont l'assermenté du jour devra s'accommoder. Ça urge que Bolduc le comprenne.

En résumé, dans le temps que Philippe Couillard a sauté, dans le temps que Gaétan Barrette a sauté et saute toujours, dans le temps que Yves Bolduc sautera, à son tour, sur le gros tremplin de MSSS, la population toute entière et principalement les (é)garés des CHSLD, les fragilisés, les malades, les mourants, les attentistes et les corridorisés souhaiteront que Jean Charest trouve un autre messie, un autre fantôme qui ne fait rien et qui le fait si bien. Un autre «pape noir» de la résurrection du système, téléguidée par le CHUM vaticaniste, ce grand sommet paradisiaque des pouvoirs décloisonnés du savoir cloisonné que le Privé branche aux prises du Public, y faisant sauter tous les relais.

Bref, dans Jean-Talon, ça nous prend un, une solide, un, une réaliste et un, une crédible péquiste d’aplomb que Pauline Marois, la prochaine PM du Québec, doit nous dénicher, dans la Capitale de toutes les fusions, au plus plus coupant !

Gerry Pagé
JEAN-TALON
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