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Samuel de Champlain : et si le fondateur de Québec revenait parmi nous

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 30 juin 2008 à 5:10
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Samuel de Champlain : et si le fondateur de Québec revenait parmi nous
Samuel de Champlain, fondateur de Québec, tel que représenté dans le Canadian Geographic.
Samuel de Champlain : et si le fondateur de Québec revenait parmi nous
Ceux qui me connaissent savent que je suis un grand voyageur. Toutefois, cette semaine, il sera question d'un tout autre type de voyage! Un voyage dans le temps! J’ai fermé les yeux quelques instants et j’ai laissé mon esprit vagabonder dans le passé, plus précisément au début de la colonie en 1608 à Québec. Et, savez-vous quoi? Cela m'a permis de rencontrer brièvement Samuel de Champlain lui-même! Assis tous les deux sur le parvis de Notre Dame des Victoires, j’ai eu le loisir de lui poser ces quelques questions.
Québec Hebdo - On a bien essayé de trouver votre tombeau ces dernières années. Pourquoi ne nous diriez-vous pas où il se trouve?
Samuel de Champlain - «Un tombeau? Quel tombeau? Qui a dit que j’avais un tombeau? Franchement, regardez autour de vous. Je suis partout! Il n’y a pas de tombeau tout simplement parce que je suis toujours vivant! Je suis parmi vous et depuis 400 ans vous n’avez cessé de m’étonner. Quelle évolution! Souvent ça n’a pas été facile de vous suivre, vos changements de cap sont tellement soudains et rapides. Et, quand vous avez élu une mairesse, j’en ai presque perdu ma perruque! Mais, en fin de compte, cela m’a beaucoup plu. D'ailleurs, je dois la rencontrer bientôt et j’avoue humblement que je lui demanderai conseil sur certains points. Ma garde-robe par exemple…»
QH - Quel genre de magistrat étiez-vous à votre époque?
SdC - «Les livres d'histoire regorgent de mes péripéties. Cependant, je peux vous dire que si j’étais à nouveau dirigeant de cette ville, je serais un mélange de René Lévesque, de Robert Lepage et de… Andrée Boucher! Il y avait tellement d’action dans son conseil.»
QH - Comment trouvez-vous Québec 400 ans plus tard?
SdC - «Même dans mes plus beaux rêves, au début de la colonie, je n’imaginais pas Québec aussi belle et avec tant d’envergure. À ce que je constate, j’ai donc créé la capitale de votre province. Aucune ville ne le méritait autant. La ville de Québec a grandi, elle s’est embellie. Les descendants de mes concitoyens sont des gens chaleureux et accueillants. Québec a su garder son caractère historique ce qui fait en sorte que je m’y retrouve comme chez moi.»
QH - Y a-t-il quelque chose que vous aimez moins de Québec?
SdC - «Justement, il y a quelque chose dont j’ai de la difficulté à comprendre. Comment se fait-il qu’à Québec, il y ait un Château Frontenac et que le Château Champlain soit à Montréal? Déjà qu’ils ont un pont Champlain! Ici, je connais maintenant le Boulevard Champlain et il était grandement temps qu’on lui refasse une beauté! Heureusement que vous avez créé une Commission de la capitale nationale! Transmettez mes salutations à son président Jacques Langlois.»
QH - Quel métier auriez-vous pratique de nos jours?
SdC - «Comme beaucoup de Québécois, je possède l’âme d’un restaurateur! J’aurais donc un restaurant et je le nommerais “Hélène de Champlain”. Pourquoi pas! Cela vous fait sourire?»
QH - Que souhaitez-vous à Québec pour les 100 prochaines années?
SdC - «Tout simplement qu’elle demeure ce joyau de l’Amérique! Les gens de Québec d’aujourd’hui ont su conserver avec rigueur le cachet unique qui en fait une ville à la fois moderne et historique, où il fait bon vivre. Je suis tellement fier de vous tous!»
QH - Pourquoi avoir choisi l’emplacement actuel, afin de bâtir votre cité?
SdC - «Tout simplement parce que le 3 juillet 1608, le temps était radieux! Je croyais qu’il en serait ainsi à longueur d'année, un cap sur lequel le soleil concentrait ses rayons et qui était inconnu des nuages! Ce fut une petite erreur topographique! J’espère que les Québécois m’ont pardonné depuis!»
QH – Finalement, le dernier mot est pour vous sieur de Champlain!
SdC - «Oui certainement! D’abord, merci à tous mes successeurs au cours des quatre derniers siècles, pour avoir élevé cette ville au rang de Capitale nationale. La ville de Québec s’est épanouie en sagesse et en civisme. Les gens d’aujourd’hui peuvent être fiers du résultat. C’est maintenant aux enfants de demain à mettre la table, afin de célébrer en 2108, le demi-millénaire de la ville de Québec. Je vous aime tous! Joyeuses célébrations!
Je suis conscient que tous n'ont pas cette faculté de retourner dans le temps! Cela nécessite un entraînement sévère, échelonné sur de nombreuses années! Même que certains de mes «amis» pourraient dire que je suis suffisamment âgé pour avoir accueilli personnellement Samuel de Champlain en 1608! D’autres diront que j’ai l’imagination pas mal fertile. Néanmoins, je salue tous ceux qui, comme moi, gardent une part d'émerveillement dans leur cœur!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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