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Seul triathlète paralympique au Québec

Pierre Ouellet, un athlète unique en son genre

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 22 juin 2008 à 8:00
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Seul triathlète paralympique au Québec
Pierre Ouellet et son complice Jean-Louis Rochon forment une belle équipe en triathlon paralympique.(Photo Nicolas Bégin)
Seul triathlète paralympique au Québec
Pierre Ouellet, un athlète unique en son genre
S’il faut du courage et de la détermination pour prendre part à un triathlon, il en faut encore plus pour le faire en étant handicapé. Seul au Québec à se présenter au départ dans le domaine paralympique, le Lorettain Pierre Ouellet fait tomber les barrières.
Massothérapeute pour différentes équipes sportives de l’Université Laval, Pierre Ouellet a pris part à des courses en chaise roulante pendant cinq ans. Les triathlètes et les coureurs à pied forment la grande partie de sa clientèle.

Un moment donné, il s’amusait à accompagner les athlètes sur la route lors des compétitions. Un peu plus tard, il a rajusté le tir et a davantage ciblé le triathlon. «Je m’ennuyais de la course, mais je ne voulais pas nécessairement aller en athlétisme», raconte-t-il.

En 2007, Ouellet a vécu son premier triathlon paralympique dans la peau d’un athlète. Au cours de cette même année, il a participé à sept compétitions.

«Je cours chez les 30 ans et plus, explique-t-il. Je fais de la compétition parmi les gens qui ne sont pas handicapés. Ça me donne du challenge. J’essaie de battre le plus de monde possible qui ne sont pas handicapés. C’est surprenant, mais je réussis.»

Dans toute cette aventure, Pierre Ouellet peut compter sur la présence et l’aide d’un ami, en l’occurrence Jean-Louis Rochon. Ce dernier lui donne un coup de main dans les zones de transition, c’est-à-dire entre chaque discipline.

Dans l’eau, vêtu d’une combinaison grâce à laquelle ses jambes flottent, le triathlète utilise ses deux bras, rien d’autre. Une fois cette épreuve terminée, son complice le sort de l’eau et l’embarque sur son vélo à main. Juste avant la dernière étape, Rochon l’installe dans sa chaise de course pour le dernier droit de la journée.

«Pour moi, c’est un modèle, raconte ce dernier, agent RE/MAX à Sillery dans la vie de tous les jours. Il véhicule différentes valeurs, pas juste auprès des jeunes, mais auprès des gens en général. Il représente la détermination. Nos petits bobos quotidiens, on peut les oublier lorsqu’on voit Pierre.»

Seul athlète en son genre au Québec, Ouellet voit cependant très loin. Discipline en pleine croissance, le triathlon fera peut-être même partie des Jeux paralympiques de 2012. On compte en ce moment une cinquantaine d’adeptes dans le monde entier. «L’objectif, ce sont les Jeux paralympiques de 2012», affirme sans hésiter le Lorettain, au sujet de sa vision à plus long terme.
Troisième à Vancouver
À sa première compétition internationale, l’athlète paraplégique a attiré les regards vers lui à Vancouver. Le 7 juin dernier, il a terminé son épreuve au Championnat du monde de triathlon 2008 en troisième position.
Le porte-couleurs du Québec devait nager 1,5 km, pour ensuite rouler 40 km et terminer par les 10 km de course. Inscrit chez les participants ayant un handicap, Ouellet a complété sa journée de travail en 3 h 06.

«Moi j’étais nouveau. Quand je suis allé au Championnat du monde, je courrais contre des gars qui font ça depuis quatre ans. J’y suis allé pour acquérir de l’expérience.»
Triathlon scolaire
En plus d’être massothérapeute et triathlète, Pierre Ouellet agit aussi à titre de conférencier à ses heures. Il a entre autres contribué à l’organisation du Triathlon scolaire de l’école Les Bocages, à Saint-Augustin.
«L’idée était d’amener les jeunes à vivre l’expérience d’une journée de triathlon. C’était pour leur montrer que faire du sport, ce n’est pas si difficile quand tu t’impliques. C’était pour faire bouger et faire aimer bouger. C’est le fun le triathlon parce que tu fais trois sports à la fois.»
On peut s’informer au sujet de Pierre Ouellet au www.pierreouellet.info.

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