Harper doit cesser de miner le financement des organismes à but non lucratif
Derrière les récentes compressions budgétaires imposées par le gouvernement conservateur aux organismes de développement économique du Québec se cachent des considérations idéologiques qui ne sont pas sans rappeler les compressions effectuées par le premier ministre Harper dans les budgets des organismes à but non lucratif en 2006.
«En septembre 2006, le gouvernement conservateur a réduit ou éliminé le financement accordé à toute une gamme d’organismes œuvrant pour l’avancement des arts et de la culture, de l’alphabétisation, des questions féminines, et des programmes légaux, a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. Et voilà qu’il récidive avec de nouvelles compressions au Québec, où le ministre Jean‑Pierre Blackburn a éliminé plus de 20 M$ de fonds d’exploitation, touchant plus de 60 organismes à but non lucratif qui font de l’excellent travail en matière de développement économique dans la province.»
Claude William Genest, leader adjoint et candidat à l’élection partielle de Westmount-Ville-Marie, estime que ces compressions nuiront aux économies locales du Québec. Selon lui, le capital investi avait un bon rendement.
«M. Blackburn a décidé d’accorder ces subventions aux entreprises à la place, mais les organismes de développement économique apportent un soutien aux entreprises en réunissant tous les intervenants et en attirant de nouvelles entreprises dans la province», a souligné M. Genest. Selon lui, le programme ambitieux de compressions budgétaires du premier ministre Harper à l’égard des organismes à but non lucratif depuis son accession au pouvoir a eu des conséquences fortement négatives pour la majorité d’entre eux.
«Les Conservateurs ont porté coup après coup aux organismes à but non lucratif, aux ONG, aux œuvres de charité et à d’autre organisations qui défendent les intérêts des Canadiennes et des Canadiens, a ajouté M. Genest. Ces compressions budgétaires ont paralysé bon nombre de ces organisations et considérablement réduit leur capacité à défendre les intérêts des Canadiennes et des Canadiens et à influencer la politique publique. Les organisations de la société civile comme celles-ci constituent la pierre angulaire d’une démocratie saine et dynamique. Qu’il s’agisse de l’abolition du Programme de contestation judiciaire ou des compressions massives et des changements au mandat de Condition féminine Canada, les objectifs idéologiques du gouvernement Harper minent la capacité de ces organisations à défendre les intérêts des Canadiennes et des Canadiens qui les appuient.»
* (Source : Parti vert du Canada)