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Espace 400e dévoile son côté zen

Les 11 Jardins éphémères sont maintenant accessibles au public

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 10 juin 2008 à 14:45
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Espace 400e dévoile son côté zen
Seuls représentants de la capitale, Jean-Philippe Saucier et David Brassard ont concocté une installation intitulée «La Boîte d'antiPandore». (Photo François Simard)
Espace 400e dévoile son côté zen
Les 11 Jardins éphémères sont maintenant accessibles au public
Aussi étranges qu'attirantes, les 11 installations composant les Jardins éphémères constituent en quelque sorte l'élément zen d'Espace 400e. «Nous avons voulu créer un environnement qui favorisera les rencontres et la réflexion», affirme l'architecte Pierre Thibault, l'homme derrière ce projet pour le moins original.
Après une gestation de plusieurs mois et sept semaines de travail intensif sur le terrain, les Jardins ont été ouverts au public ce matin en présence de leurs créateurs. «Ce sont des jardins originaux et uniques qui portent la vision de ceux qui les ont conçus, mentionne le directeur d'Espace 400e, Michel Gauthier. Ils vont s'épanouir tout au long de l'été pour notre plus grand plaisir.»

Seuls représentants de la capitale, Jean-Philippe Saucier et David Brassard, fraîchement sortis de l'École d'architecture de l'Université Laval, ont concocté une installation intitulée «La Boîte d'antiPandore». L'œuvre, dont l'élément central est un cube ouvert aux parois métalliques, est fortement imprégnée de leurs préoccupations environnementales et de leur désir de voir les visiteurs s'exprimer sur leur vision de l'avenir de Québec.

«Grâce à son effet miroir, la boîte reflète le présent qui s'exprimera de façon différente selon l'endroit où se situeront les gens, explique Jean-Philippe. Et à l'intérieur, ces derniers pourront immortaliser leurs impressions et leurs réflexions.»

Baignant dans un environnement végétal où dominent l'orge et le canola, la création est autonome du point de vue énergétique, son système d'éclairage LED étant alimenté par des panneaux solaires et une éolienne.

Pour son jardin nommé «Rouages», le collectif d'artistes saguenéens Cédule 40 a pour sa part mis en place une immense machine agricole qui fonctionnera à l'huile de bras des visiteurs. Ces derniers seront invités, en tournant une manivelle, à actionner un mécanisme qui fera avancer une charrue-semoir à un rythme d'environ deux mètres par semaine.

«Nous voulions une œuvre participative et non contemplative, souligne Noémie Payant-Hébert, membre du quatuor qui a également réalisé une installation aux Jardins de Métis. À la fin de l'été, l'instrument aura parcouru en entier le champ aménagé pour l'occasion.»

Tout aussi originaux, les neuf autres jardins sont issus de l'imagination de créateurs du Canada, des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni. Les Premières Nations sont aussi représentées par un impressionnant «Wampum», œuvre de Domingo Cisnéros et Sonia Robertson.

Les Jardins éphémères sont accessibles au public tous les jours de 10 h à 23 h. «Ils changeront tout au cours de l'été sous l'effet de Dame Nature, assure Pierre Thibault. Et ils seront aussi très différents selon l'heure du jour où les visiteurs viendront les voir.»

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