Marvin Miller
Marvin Miller et le Temple de la renommée#
Chronique de M. Baseball (Jacques Doucet)
Il n’était pas de commerce agréable… il a fait suer les magnats du baseball qui, pourtant auraient pu retenir ses services avant qu’il ne les offre aux joueurs… son nom faisait trembler les colonnes du temple…
Mais Marvin Miller, un syndicaliste pure laine, n’aura pas sa niche à Cooperstown, car les gens qui président à l’admission des nouveaux membres ont décidé de le bouder.
Miller a envoyé une lettre au président du Temple de la renommée du baseball, l’informant de son vœu que son nom soir retiré de la liste des candidats à être élus par le comité des vétérans, qui est formé de 12 membres. Miller a précisé qu’il ne voulait plus être considéré lors du prochain scrutin qu’il considère une véritable farce.
Et il n’a pas tort.
Que Walter O’Malley, l’ancien propriétaire des Dodgers de Los Angeles, et Barney Dreyfuss, ancien proprio des Pirates de Pittsburgh, soient élus par ce comité, soit. Les deux hommes le méritent. Mais que Bowie Kuhn, l’ancien commissaire assez «drabe» y soit admis avec 10 des 12 votes alors que Miller, qui a révolutionné le baseball, n’obtienne que trois votes, c’est inconcevable ou, comme le dit si bien Miller, une véritable farce.
Et elle n’est pas drôle!
Miller a été président de l’Association des joueurs de 1966 à 1992 et il a cédé les rênes de son groupe à Donald Fehr en 1983. Au cours des années qui ont suivi, il a évidemment été un conseiller apprécié de Fehr lors des conflits subséquents. Que l’association n’a jamais perdu d’ailleurs!
Aujourd’hui âgé de 91 ans, le vénérable négociateur vit une retraite paisible et il n’a plus besoin d’être ridiculisé par les bonzes du baseball.
C’est Mel Barber, le regretté commentateur qui est pourtant membre du Temple de la Renommée, qui avait déjà déclaré que «Marvin Miller, avec Babe Ruth et Jackie Robinson, était l’un trois hommes les plus importants dans l’histoire du baseball.»
Mérite-t-il sa niche à Cooperstown?
À vous d’en juger.