La technique de l'herbicyclage est simple et pratique, puisque laisser les rognures de gazon sur le sol comble une partie des besoins de la pelouse en azote, en potasse et en phosphore. (Photo gracieuseté Courrier Laval)
Québec contraint les citoyens à l'herbicyclage
Durant l'été, il ne sera désormais plus permis d'acheminer par sacs les résidus de tonte du gazon vers l'incinérateur ou le site d'enfouissement. Comme les bonnes habitudes écologiques doivent parfois être imposées pour se généraliser, les autorités municipales ont décrété que les résidents de Québec et des deux municipalités défusionnées devront désormais pratiquer l'herbicyclage.
En effet, en mai dernier, la Ville de Québec a adopté deux nouveaux règlements relatifs à la collecte des résidus verts. Le premier interdit de mettre les rognures de gazon avec la collecte des ordures, et ce, du 1er juin au 14 septembre de chaque année. Le second modifie l’horaire de collecte des résidus verts qui se fera, désormais, uniquement du 1er au 31 mai et du 15 septembre au 15 novembre. Dans ce cas, on continuera de récupérer les résidus de désherbage du parterre et des plates-bandes, au printemps, ainsi que les feuilles mortes, à l'automne, chez ceux qui ne disposent pas d'un composteur domestique.
«Ces nouveaux règlements touchent l’ensemble des résidents des villes de Québec, L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures. Pour disposer des rognures de gazon en été, la Ville encourage les citoyens à pratiquer l’herbicyclage. Il s'agit d'une technique de jardinage simple qui consiste à laisser se décomposer les rognures de pelouse coupées sur le terrain, après la tonte», précise-t-on dans un communiqué.
Vertus de l’herbicyclage
En plus de permettre aux citoyens d’économiser temps et argent, laisser les rognures de gazon sur le sol comble une partie des besoins de la pelouse en azote, en potasse et en phosphore. Voilà donc un fertilisant naturel et gratuit, dont tous les terrains privés peuvent bénéficier. Aussi, les sacs de rognures de gazon n’étant plus déposés à la rue pour la collecte municipale, les coûts collectifs associés au transport et à la disposition de cette matière diminuent également.
«De plus, explique-t-on à la Ville de Québec, les rognures de gazon ont une très faible valeur calorifique et nuisent grandement à la combustion des déchets. Elles contribuent donc à augmenter les coûts d’incinération et les gaz à effet de serre. À l’instar du compostage domestique et de la récupération des matières recyclables, pratiquer l’herbicyclage, c’est donc pour le citoyen une autre façon de contribuer à la protection de l’environnement.»
Campagne d’information
Pour sensibiliser le public, une vaste campagne d’information sur l’herbicyclage se déploiera jusqu’à la mi-septembre. Plusieurs outils de promotion seront utilisés. Également, jusqu’à la fin d’août, certains citoyens possédant un terrain gazonné recevront la visite des représentants de l’organisme Vivre en Ville ou celle des représentants des arrondissements. L’objectif est d’informer les citoyens sur l’herbicyclage et éventuellement sur leur non-conformité à la nouvelle réglementation.
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 29 juin 2008Laisser son gazon sur place est peut-être souhaitable pour ceux qui veulent nous entrainer dans leur conception ancestrale datant de la petite maison dans la prairie mais l'évolution s'est faite malgré eux.
Je regardais un reportage à Radio-Canada d'un champ de tournesol biologique, Le caméraman a vite constaté qu'entre les plants de tournesol proli`éraient allégrement l'ambrosia si dommageable pour les asthmatiques. Sur nos pelouse la prol;ifération de mauvaises herbes comme le pisenlit se remarque quand on suit les conseils intéressés de nos amis d'Équiterre et des autres groupes écolos.
L'été pluvieux favorise la pousse plus abondante de la verdure et des plantes. Ainsi l'herbe coupée est plus importante en volume et la laisser sur place laisse des traces qui feront pourrir le gazon à moyen terme. Il y a trop de rognure et la pluie les accumule en mottons étouffants.C'est ce que je remarque sur les terrains qui ont suivi les conseils engagés d'Équiterre et des groupes écolos rétrogrades. Je reviens de ronde de golf et je remarque le même phénomène sur ces terrains. Si l'été était plus chaud et ensoleillé, peut-être que leur conseil serait judicieux. Mais tel n'est pas le cas. Le réchauffement climatique annoncé n'est pas au rendez-vous souhaité par Équiterre et ses amis...
Le principe de précaution pour lequel milite nos amis est sur le point moral peut-être acceptable mais sur le point économique, il ne fait pas le poids. Les adeptes du sommet de Grenelle devraient réfléchir aux conséquenses de leur vision écologique et du principe de précaution qui rétréci la liberté des gens et tue l'innovation technologique produit de la science et de la recherche.
La précaution, la réglementation, la taxe ou la surtaxe ne sont pas forcément les meilleurs moyens d'arriver à un environnement plus sain et plus sûr.
Dans ce domaine comme dans d'autres, on aurait pu espérer que les décideurs politiques fassent preuve d'audace plutôt que de préférer une attitude précautionniste motivée par un lobby environnemental insistant. Car s'il peut à première vue paraître rationnel d'interdire ou de réglementer sévèrement des activités risquées parce qu'on élimine ainsi les conséquences fâcheuses qu'elles pourraient avoir, c'est qu'on oublie qu'on se prive aussi de solutions pour vivre mieux.
Si ces solutions écologiques avaient sévi, il y a plusieurs décennies, nous ne bénéficierions sans doute pas de toutes les innovations qui ont permis aux populations dans les pays développés de vivre plus longtemps, d'accéder à une eau relativement plus saine, de voir la qualité de l'air s'améliorer dans les grandes villes et de constater un renversement de tendance dans la couverture forestière.
Souhaitons que le gouvernement saura remettre au coeur de son action, l'innovation et la responsabilité individuelle. Nous n'avons pas besoin de nous faire imposer par un encadrement réglementaire étatique la simplicité volontaire dont rêvent nos écolos...
Si l'homme a évolué et progressé, c'est à cause de l'encourageement à la recherche et à l'évolution des techniques ce que refusent nos amis éolos en barrant la route de l'innovation par des principes dépassés et contraignants...
L'herbicyclage a la seukle vertu d'économiser le transport au centre de compostage. La ville de Québec s'est vanté d'une économie de 500,000$ par année.