Jean-Pierre Eppe, coordonnateur du périple et enseignant à l’école secondaires Les Etchemins, Jessica Hamel, Caroline Potvin et Joanie Dubois ont vécu toute une expérience en sol péruvien. (Photo Karine Bouchard)
Trente élèves foulent le sol du Pérou (3/3)
Lima, Chiclayo, Collique… vous connaissez? Une trentaine d’élèves de la région ont foulé le sol de ces villes péruviennes, il y a à peine quelques semaines. Ils s’affairent présentement à partager leur expérience dans le cadre de courtes conférences. ¡Bienvenido en Perú!
Ils ont environ 17 ans, ont des rêves, des ambitions, mais, surtout, conservent en mémoire des précieux souvenirs d’un pays nommé Pérou. Pendant plus de trois semaines, ils ont partagé vécu, expérience et quotidien avec des gens d’une culture fort différente. Voyage duquel ils gardent de bons souvenirs… et un large bagage de connaissances.
«Lorsqu’on revient, on a une vision différente de la société, confie l’une des élèves participantes, Joanie Dubois. Ici, les gens habillent même leur chien avec de beaux manteaux! Ici, nous avons tout ce que nous voulons, alors que là-bas, ils se promènent nu-pieds.» «Quand on arrive ici, on se rend compte que les gens chialent souvent, renchérit Jessica Hamel. Un enfant d’ici n’attend que les cadeaux à sa fête, alors que là-bas, ils attendent la visite. Leur cadeau d’anniversaire, c’est un discours des invités et de la famille.»
Les jeunes voyageurs ont scruté les bidonvilles à Collique, la ville de Lima – où vivent plus de 8 millions d’habitants, autant que la population du Québec – Chiclayo et La Ramada. Question de plonger à pieds joints dans la culture locale, ils ont vécu dans une famille de l’endroit pendant une semaine. Le choc n’a pas été trop brutal pour les élèves, qui étaient préparés à de telles disparités avec l’Amérique du Nord. Ils n’ont cependant pu rester de glace devant la pauvreté des Péruviens.
«J’ai été vraiment marquée par l’hôpital infantile, relate Joanie. Il s’agissait pour la plupart d’enfants handicapés délaissés par leurs parents. Ce fut un choc pour tout le monde.»
La langue demeurant un frein inébranlable, les jeunes globe-trotters ont opté pour le chant. Ils n’hésitaient pas à fredonner quelques airs d’ici au Péruviens lors de leur passage.
«C’est une expérience de vie que tu ne peux pas répéter deux fois, car jamais ça ne sera pareil deux fois de suite. Tu en apprends sur toi, et aussi sur les autres», conclut Joanie.