Quetzaltenango, Flores, Tikal, La Petén et La Antigua ne sont qu’une infime partie de la longue liste des endroits visités par Michel Thomassin. (Photo Karine Bouchard)
Pas d’âge pour l’aide humanitaire (2/3)
Il n’y a pas d’âge pour voyager…. Et encore moins pour prendre part à un projet humanitaire. C’est ce qu’a fait Michel Thomassin, un homme qui, bien qu’il soit à la retraite, ne manque pas de volonté et de motivation pour changer le monde.
Les récits de voyage les plus captivants sont souvent ceux d’un grand plongeon dans une culture totalement différente. Et le récit de M. Thomassin en est un empreint de générosité et d’ouverture sur le monde. C’est tout à fait par hasard que l’homme résident de Neufchâtel a eu vent d’un projet humanitaire mené par la FADOQ (Fédération de l’âge d’Or du Québec) au Guatemala. Il a sauté sans la moindre hésitation à pieds joints dans l’aventure.
«J’en avais entendu parler par une personne rencontrée par hasard dans mon quartier. Ce type de projet m’intéressait énormément. Plus tard, j’ai lu dans la revue de la FADOQ qu’on cherchait des bénévoles. J’ai tout de suite donné mon nom», fait valoir le globe-trotter.
Il s’est donc rendu à destination du Guatemala, le 26 mars dernier, pour ne revenir que cinq semaines plus tard, soit le 30 avril. Un long périple durant lequel il a participé à la réalisation de quatre projets distincts, dont celui de la FADOQ. Construction d’une école, construction d’un mur de protection extérieur à proximité d’un établissement scolaire, érection d’une auberge servant à accueillir étudiants et travailleurs, ainsi que la mise sur pied d’une piscine afin d’y élever du tilapia, une espèce de poisson, ont meublé le séjour de M. Thomassin en sol guatémaltais. Le voyageur n’a certes pas eu le temps de chômer!
«Le Guatemala, c’est un pays de contrastes, relate M. Thomassin. À l’occasion, on se croyait dans des villes fortunées américaines, alors qu’à côté, il y a avait d’énormes bidonvilles. C’est d’ailleurs la pauvreté de ces gens qui m’a frappé, ainsi que la carence d’instruction des enfants. Dans les villages, il manque d’établissements scolaires. Voilà pourquoi les principaux projets auxquels nous avons participé consistaient en la construction de tels édifices.»
Le projet de la FADOQ avait d’ailleurs pour mission d’ériger un bâtiment scolaire, à Sumpango. Au dire de M. Thomassin, seule la fondation de l’édifice serait à ce jour terminée. Les travaux devraient reprendre en septembre, après la saison des pluies. Idéalement, le bâtiment devrait être achevé en décembre prochain.
Question de joindre l’utile à l’agréable, les bénévoles étaient invités à explorer les plus beaux atouts du pays durant les fins de semaine. Quetzaltenango, Flores, Tikal, La Petén et La Antigua ne sont qu’une infime partie de la longue liste des endroits visités.
Un coin du monde qui a su charmer M. Thomassin. Ce dernier compte d’ailleurs y retourner éventuellement, toujours dans le but de donner un coup de pouce aux gens de l’endroit.