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La patience des commerçants de Lac-Saint-Charles mise à dure épreuve

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 30 mai 2008 à 13:16
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La patience des commerçants de Lac-Saint-Charles mise à dure épreuve
Mario Bidégaré et Richard Samson, de Pelouses Intermodales, aimeraient agrandir leurs bâtiments, mais se butent à la lenteur administrative de la Ville de Québec.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
La patience des commerçants de Lac-Saint-Charles mise à dure épreuve
Des commerçants de Lac-Saint-Charles en ont assez d'attendre après la Ville de Québec pour mettre de l'avant leurs projets de développement. Les autorisations nécessaires tardent à être délivrées sans que les principaux intéressés ne sachent pourquoi.
Le secteur de la rue Roussin fait office de petit parc industriel de Lac-Saint-Charles. Quincaillerie, entreprises de paysagement, concessionnaire, ces entreprises tentent de faire la même chose que toute entreprise traditionnelle: croître. Cependant, ce n'est pas possible pour les commerces de la rue Roussin, du moins s'ils désirent le faire à cet endroit.

Le problème, c'est qu'ils sont, pour la plupart, construits en zone inondable. C'est d'ailleurs l'ancienne municipalité de Lac-Saint-Charles qui avait suggéré aux entrepreneurs de s'installer dans le secteur dans les années 90 pour éviter des conflits avec les résidents.

Désormais à l'étroit dans leurs locaux, les commerçants désirent agrandir leurs bâtiments et ont des projets de développement, dont un petit centre commercial. Malgré le zonage du secteur, les entrepreneurs ne craignent aucunement les inondations puisque le niveau des terrains a été élevé et que, même lors de pluies comme celles du 29 avril dernier, personne n'est inondée.

Évidemment, pour faire corriger les zones inondables, il faut prouver ce qu'on avance et c'est ce que la Ville de Québec a demandé aux entrepreneurs. «Il nous a fallu prouver que le niveau des terrains était maintenant au-dessus des niveaux de crues de récurrences de 20 et 100 ans, et prouver que le remblai a été réalisé avant que la réglementation l'interdise, soit avant le 31 décembre 1999», explique Richard Samson, de Pelouses Intermodales.

Une fois cette démonstration faite, selon les règles de l'art et aux frais des commerçants, ceux-ci étaient confiants d'avoir une réponse positive et rapide de la Ville. Deux ans plus tard, les corrections n'ont toujours pas eu lieu.

«Il est où le problème?, se demande Richard Drolet, qui n'attend que les permis pour construire son centre commercial. On ne reçoit aucune réponse, ni positive, ni négative. On n'avance pas.»

Les gens d'affaires croyaient bien voir leur dossier débloquer avec l'élection de Régis Labeaume à la mairie. «En campagne, il était venu nous rencontrer et avait promis d'étudier notre dossier. On attend toujours de le rencontrer», déplore M. Drolet.

Les choses traînent tellement que l'associé de Richard Samson chez Pelouses Intermodales s'il n'y a pas de mauvaise volonté du côté de la Ville. «Quand j'ai entendu M. Labeaume inviter les investisseurs français en disant que leurs projets seraient étudiés dans les 48 heures, j'ai appelé à la Ville et, effectivement, j'ai eu des nouvelles rapidement. Mais Francine Laurent m'a dit que notre dossier semblait très négatif et que ça pourrait prendre des années avant que l'on ait une réponse. C'est bizarre, on dirait que quelqu'un nous bloque», avance Mario Bidégaré.

«Ce sont des investissements et des emplois que nous risquons de perdre à Lac-Saint-Charles, s'insurge Jacques Teasdale, conseiller du district. On ne pourra pas blâmer les commerçants d'aller ailleurs si on continue à les traiter comme ça.»

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