Le directeur et le président de l'arrondissement des Rivières, Djamil Moussaoui et Gérald Poirier et le vice-président du comité exécutif, François Picard, en compagnie de quelques-uns des participants de l'édition 2008 des Chantiers urbains. (Photo François Simard)
Au moins trois autres années pour les Chantiers urbains
Sept arrondissements accueillent les quatre projets de l'édition 2008
Si un doute avait plané à un certain moment l'an dernier quant à leur survie, il est maintenant acquis que les Chantiers urbains se poursuivront au moins pour les trois prochaines années. Cette bonne nouvelle a été confirmée en marge du lancement des quatre projets retenus pour l'année 2008.
L'entente triennale conclue entre la Ville de Québec, Emploi-Québec, la Conférence régionale des élus et le Forum jeunesse de la Capitale-Nationale a été rendue publique mardi dernier, dans l'arrondissement des Rivières, territoire où sont nés les chantiers en 2002.
La Ville de Québec investit un peu plus de 539 000$ dans les quatre chantiers 2008 montant qui, au dire du vice-président du comité exécutif, François Picard, devrait être sensiblement le même pour les deux autres années de l'entente.
«C'est un excellent investissement pour la Ville car les travaux qui sont au programme pour les prochains mois nous coûteraient beaucoup plus cher s'ils étaient exécutés dans une autre formule, souligne-t-il, assurant que contrairement a ce qui a été véhiculé, les chantiers urbains n'ont jamais été vraiment menacés de disparaître. Et ça fait un peu partie de la mission sociale de la Ville d'encourager les jeunes qui ont des difficultés et de les aider à réintégrer le marché du travail, ça n'a pas de prix.»
François Picard tient à rendre hommage au conseiller et président de l'arrondissement des Rivières, Gérald Poirier, qu'il qualifie de «père spirituel des chantiers urbains». «S'il y en a un qui croit aux jeunes et qui a poussé ce dossier, c'est bien lui, affirme-t-il, rappelant que cette initiative a été lancée en 2002 par un projet d'aménagement de sentiers à la Maison O'Neill. Toute la ville a emboîté le pas depuis.»
Le principal intéressé se réjouit évidemment de voir l'avenir des chantiers assuré pour au moins trois ans. «Nous sommes passés à un fil de les perdre et il a fallu faire de nombreuses représentations pour renverser la vapeur, mentionne-t-il. Je suis très heureux de l'annonce d'aujourd'hui qui assure la survie du projet et sa pérennité.»
Tout comme François Picard, Gérald Poirier est convaincu que la Ville retire beaucoup plus des Chantiers urbains que ce qu'elle y investit. «C'est une belle façon d'encourager nos jeunes et de leur démontrer qu'on a confiance en eux, soutient-il. Plusieurs personnes qui sont passées par ce programme occupent aujourd'hui de très bons emplois. Il y a de belles histoires de réussites.»
La cuvée 2008 des Chantiers urbains comprend donc quatre projets qui rayonneront dans sept des arrondissements de la ville de Québec et qui se partageront une enveloppe d'un peu plus de 1,3 M$ financée par la Ville de Québec (539 394$), Emploi-Québec (373 357$), Service Canada (204 166$), la Commission scolaire de la Capitale (107 085$) et diverses sources locales (52 822$).
D'une durée de 26 à 30 semaines, les chantiers nécessiteront la participation de 45 jeunes âgés de 17 à 25 ans qui réaliseront essentiellement des travaux d'aménagement et de nettoyage dans les parcs et infrastructures du territoire.