Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

André Tanguay : expert en sécurité lors des événements spéciaux

Article mis en ligne le 26 mai 2008 à 6:30
Soyez le premier à commenter cet article
André Tanguay : expert en sécurité lors des événements spéciaux
André Tanguay, inspecteur de police à la Ville de Québec, a consacré ses vacances pour assurer la sécurité du Championat mondial de hockey.
André Tanguay : expert en sécurité lors des événements spéciaux
Le Championnat mondial de hockey vient à peine de se terminer à Québec et s’est avéré un franc succès. Cette réussite est attribuable à bien des facteurs, mais quant à moi je décerne la médaille d’or aux quelque 800 bénévoles qui ont travaillé sans relâche. Un des points qui a retenu mon attention fut sans contredit la sécurité omniprésente. Je me permets de mettre en lumière le travail exceptionnel d’un des responsables du comité de la sécurité André Tanguay, inspecteur de police à Québec.
Québec Hebdo – Quel a été votre parcours de carrière?
André Tanguay - «Je suis né à Québec, mais originaire de la Beauce! En fait, quelques mois après ma naissance, mes parents sont retournés vivre dans la Beauce. Je me considère donc comme un vrai Beauceron de la Guadeloupe, village où j’ai passé mon enfance et mon adolescence. Mon père a toujours travaillé dans la Beauce.»
QH - Qu’est-ce qui vous a amené au métier de policier?
AT - «Si on se souvient, il y a plusieurs années, le policier dans un village était toujours quelqu’un qui habitait le village même. Alors, mon père était pendant la semaine un civile et la fin de semaine, il était chef des pompiers et policiers. Il arrivait à la maison le vendredi soir, il mettait des gyrophares sur le toit de sa voiture et il patrouillait les rues du village. Il intervenait en premier lieu et, si nécessaire, il faisait venir la police provinciale. Inutile de vous dire que j’ai toujours eu le goût de devenir pompier ou policier. Je me suis marié en 1976 et c’est mon épouse qui m’a incité à suivre mon cours de policier à Nicolet. Un an et demi plus tard, je devenais policier à la ville de Québec! J’avais alors 25 ans et il y a 28 ans de cela.»
QH - Qu'est-ce qui vous motivait à faire ce métier?
AT - «Le contact direct avec les gens! J’ai commencé au bas de l’échelle et j’ai toujours aimé vivre cette relation directe avec la population. Je me considère comme un gars de terrain. J’aime quand ça bouge et je déteste la routine. En fait, j’ai toujours été sur le terrain, même comme officier pendant de longues années.»
QH - Aujourd’hui, quelle est votre fonction dans la police?
AT - «Je suis inspecteur. Dans notre jargon à nous, on appelle ça commandant. Je suis responsable de plus de 120 policiers du poste de l’arrondissement de Charlesbourg, qui inclut le territoire de Beauport. Je suis donc appelé à gérer le travail de ces policiers et policières dans tous les aspects où la police doit intervenir.»
QH – Comment est venue l'expertise en évènements spéciaux?
AT - «De 1997 à 2006, j’étais affecté au bureau des évènements spéciaux et des mesures d’urgence. À cette époque, j’avais le grade de lieutenant. Mon rôle était de planifier la sécurité autour de tous les évènements majeurs qui se produisaient. On a qu’à penser au Carnaval, Festival d’été, Spectacle aérien ou encore les Fêtes de la nouvelle France. À partir du moment où il y avait un événement majeur à Québec, la planification de la sécurité passait par mon bureau.»
QH – D'où votre implication dans le Championnat mondial de hockey!
AT - «Quand les organisateurs du Championnat mondial ont pris connaissance du cahier de charges de la Fédération internationale, ils se sont vite rendu compte de l’ampleur et de la complexité du dossier sécurité. Ils avaient donc besoin d’une personne ayant l’expérience de ce genre d’évènements majeurs. C’est alors qu’on m’a approché. Comme je serai toujours un gars de terrain, j’ai pris mes vacances pour relever ce nouveau défi.»
QH – Quelle a été l’ampleur du niveau de sécurité?
AT - «Sécurité maximum! Pensez aux Jeux olympiques et vous allez comprendre un peu l’ampleur de notre travail. Les demandes en termes de sécurité sont très semblables. Le système d’accréditation des joueurs, des participants et des journalistes se rapproche de celui qui existe aux Olympiques. Tout ce beau monde doit montrer patte blanche afin de pouvoir circuler. Par exemple, la zone hockey comprenant entre autres le sous-sol du Colisée et les chambres des joueurs devait être sécurisée 24 heures sur 24.»
QH - Combien de gens travaillaient au comité sécurité?
AT - «C’est plus de 160 bénévoles qui œuvrent au sein de ce comité, en plus des services de l’agence de sécurité Sirois qui a fourni plus d’une douzaine de personnes. Ce nombre peut parfois augmenter selon les besoins, car nous sécurisons évidemment toutes les installations et les lieux de réjouissances!»
QH - Que vous apporte ce genre d’événement sur le plan humain?
AT - «Le championnat mondial est de loin l’évènement qui m’a rapporté le plus sur le plan humain! Parce que j’ai eu la chance de travailler avec des personnes bénévoles. Ce n’est pas évident d’être bénévole à la sécurité. On n’est pas là pour voir un spectacle. La majorité d’entre eux n’ont rien vu des joutes de hockey ou des spectacles. Ils ont toujours été fidèles aux assignations qu'ils avaient reçues. Il y a des bénévoles qui m’ont donné jusqu’à trois cents heures de leur temps. C’est incroyable! J’admire c’est gens là!»
QH - C’est en quelque sorte pour vous une apothéose, est-ce que vous pensez maintenant à la retraite?
AT - «J’avoue que maintenant, j’y pense plus sérieusement. Je serai éligible début 2010. J’ai donné beaucoup de temps de ma vie, parce que j’ai toujours aimé ça. Maintenant, mes enfants ont grandi et sont bien partis dans la vie. Je reconnais que je dois beaucoup à mon épouse, qui m’a toujours appuyé pendant nos 32 ans de mariage. Elle a toujours été là pour moi, alors bientôt je pourrai être près d’elle plus souvent, la gâter et vivre les belles années qu’ils nous restent.»
QH - Quel homme merveilleux ce André Tanguay. Je suis content de l’avoir rencontré. Je lui souhaite une belle fin de carrière. Dites-vous bien que si le Championnat mondial s’est déroulé de façon impeccable et que la ville de Québec s’est élevée au rang des grandes capitales de ce monde où il fait bon vivre, c’est en partie grâce à des hommes comme M. Tanguay et toute son équipe. Bravo!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Assisterez-vous à la version 2009 du Moulin à images?»
  • Oui
  • Non