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Un garage plus écologique au centre-ville

Éric Boucher par Éric Boucher
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Article mis en ligne le 23 mai 2008 à 12:52
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Un garage plus écologique au centre-ville
Le Garage Saint-Jean-Baptiste inaugurait récemment un service de lave-auto écologique où l’eau froide et des produits professionnels biodégradables sont utilisés. (Photo Eric Boucher)
Un garage plus écologique au centre-ville
Maxim Trudel-Giguère, 22 ans, et Jean-Maxime Tremblay, 21 ans, souhaitaient se lancer en affaires, mais pas nécessairement en mécanique, et surtout pas à n’importe quel prix. Tels des Gaulois, ils ont acquis et tiennent le fort d’un des derniers garages du centre-ville depuis neuf mois. Ils lui impriment depuis les valeurs d’une nouvelle génération d’hommes d’affaires où l’environnement et la qualité de vie au travail occupent une place de choix.
«Il faut vraiment trouver un créneau pour survivre au centre-ville face au coût des loyers et à la compétition des garages de concessionnaires qui tentent de tuer les indépendants. Nous avons vu une opportunité pour un garage urbain aux multiples services», explique Jean-Maxime qui a étudié en gestion d’entreprise. Le Garage Saint-Jean-Baptiste de la rue D’Aiguillon offre désormais les services de mécanique générale, carrosserie, réparation de pare-brise, gestion de flotte commerciale, entretien de véhicules neufs pour toutes les marques de toutes les années et même, depuis peu, un lave-auto écologique. «Nous avons dû nous équiper mais maintenant, peu importe leurs besoins, nous pouvons répondre aux demandes des clients», résume-t-il.

Ne trouve-t-il pas risqué de tenter l’aventure d’un garage dans Saint-Jean Baptiste, le quartier de la ville où il y a le moins d’autos per capita? «Nous sommes l’unique garage survivant du coin, il n’y a plus de compétition. Nous avons une certaine clientèle de quartier, mais c’est beaucoup la clientèle des édifices à bureaux environnants comme les ministères ou Radio-Canada que nous desservons», assure Jean-Maxime.

Comme c’est le cas pour beaucoup de jeunes de leur génération, les deux propriétaires sont préoccupés par l’environnement. Depuis l’acquisition, 270 pneus, une tonne d’aluminium et 15 tonnes d’acier ont été recyclés. Des ampoules à faible consommation énergétique ont fait leur apparition en façade et dans le commerce. Une politique de récupération efficace des fluides et contaminants a été mise de l’avant ainsi que le recyclage des vieux filtres, du carton et du papier. «C’est assez surprenant ce que nous pouvons passer en une semaine comme emballage», estime Jean-Maxime.

Le milieu des garagistes n’a pas la réputation d’être des plus écologiste. Jean-Maxime affirme pourtant que les huit employés de différentes générations se sont plié de bonnes grâces aux ambitions vertes de leurs patrons. «C’est qu’en plus de l’environnement nous croyons en la santé-sécurité et à la qualité de vie en milieu de travail. Nous avons par exemple installé des thermomètres programmables afin de réduire la température la nuit. L’économie nous a permis de l’augmenter le jour afin d’assurer plus de confort aux employés. Les employés sont conscients de ces efforts», évalue-t-il.



(Photo Eric Boucher)

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