Autres corrections linguistiques pour améliorer la vitrine de Québec
Tous les Québécois souhaitent l'embellissement de la capitale pendant et après la commémoration de sa fondation. On pourrait essayer d'extirper, pour la circonstance, quelques anglicismes et chancres linguistiques qui déparent nos rues et nos devantures.
L'exercice peut revenir tantôt à l'État québécois, tantôt à l'administration municipale et tantôt aux entreprises.
Le gouvernement pourrait renforcer sa surveillance ou encourager le remplacement des fausses «places» par des expressions plus correctes (centre commercial, complexe, etc.). À la Ville revient la tâche de nommer ses rues en respectant la langue : il est temps de corriger «rue du Petit-Champlain», une traduction malhabile ou littérale de «Little Champlain street». Dirait-on «rue du Petit-Trudeau»?
Et, les hôtels devraient s'efforcer d'annoncer «voiturier» ou «service de voiturier» plutôt que «valet». L'expression, calque de l'anglais, n'est pas très gentille pour l'employé, surtout s'il sait ce qu'est un valet dans la langue de Molière.
Le charme de Québec dépend beaucoup du site du Cap-aux-Diamants, de l'architecture de ses bâtiments, de la spontanéité et de la chaleur de sa population, mais il est fonction aussi de la qualité de la langue publique.
Québec doit être belle sous tous ses aspects.
Gaston Bernier, Québec