Barbara Sylvain et les parents de la Garderie le Monde Enchanté souhaitent voir leur problème se régler d'ici la mi-juin.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
Des parents désenchantés
Après neuf mois d'attente qui ont porté un très dur coup à leur budget, les parents de la Garderie le Monde Enchanté fondent beaucoup d'espoirs dans la distribution prochaine de places en garderie subventionnées.
Le secteur Les Rivières connaît un boom immobilier sans pareil dans la région. Plus de 4 400 nouveaux logements s'y sont construits dans les dernières années. À l'automne dernier, lorsque la Garderie le Monde Enchanté a ouvert ses portes sur le boulevard Chauveau, les nombreuses familles nouvellement établies ont rapidement comblé les 67 places disponibles, ainsi qu'une liste d'attente dépassant les 1 000 inscriptions. Ces parents ont inscrit leurs enfants dans l'espoir que les places dans cette garderie soient rapidement subventionnées.
«Cette garderie s'est établie ici sur les recommandations du ministère de la Famille qui avait connaissance des besoins du secteur, explique Barbara Sylvain, du Comité de parents de la Garderie le Monde Enchanté. Tout a été fait selon les normes pour des places subventionnées et on croyait que l'accréditation serait vite attribuée.»
Malheureusement pour eux, les choses ne vont pas aussi vite que prévu. Depuis septembre, les parents s'acquittent d'une facture quotidienne de 32 $. «Pour une famille de deux enfants, c'est 1 400 $ par mois en frais de garde. C'est plus qu'une hypothèque! Certains parents sont rendus au bout du rouleau financièrement», déplore Mme Sylvain.
Les parents fondent maintenant tous leurs espoirs sur l'octroi prochain de 1 000 places subventionnées dans la région, suite aux recommandations de la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale. Une annonce en ce sens pourrait être faite à la mi-juin.
D'ici là, les parents de la Garderie le Monde Enchanté devront prendre leur mal en patience. «Il faut vraiment que ça se règle, parce qu'avec nos impôts, nous subventionnons le système à 7 $ sans pouvoir en profiter. En plus, nous devons débourser 700 $ par mois par enfant. Ça menace notre sécurité financière, ça ne peut plus durer», conclut Mme Sylvain.