Partager son corps avec la maladie (3/3)
Toute sa vie durant, Paul-François Bourgault a dû affronter le regard des autres, en plus de souffrir d’une maladie en apparence superficielle, mais qui dissimule de nombreux effets secondaires, tant physiques que psychologiques. Récit d’un homme qui doit partager son corps avec le psoriasis.
Aujourd’hui, grâce à des médicaments «biologiques» extrêmement dispendieux, M. Bourgault réussit à atténuer les effets secondaires de sa maladie. Ce ne fut cependant pas toujours le cas. Dès son plus jeune âge, il y a été témoin des frasques des enfants à son égard. Sa maladie étant peu connue de son entourage, les plaies sur ses mains et son corps étaient souvent associées par mégarde à de tout autres affections.
Au fil du temps, il a été soumis à de nombreux traitements, desquels il ne retient que de mauvais souvenirs. «J’ai essayé la photothérapie, qui consiste à exposer la peau à des rayons ultraviolets. Mon état était tel que je devais m’exposer à des quantités très élevées de rayons. Ma peau a mal réagi et j’ai subi d’énormes brûlures. Mon corps en était recouvert.»
Le jeune homme a par la suite remis sa santé entre les mains de comprimés. Matin et soir, il devait ingurgiter pas moins de respectivement 18 et 16 petites pilules afin d’atténuer les effets du psoriasis. «J’ai fait une réaction aux médicaments chimiques, relate-t-il. Ma peau est devenue bleue et violacée. Le choc était tel que j’ai dû être hospitalisé pendant une semaine. J’ai perdu la couche superficielle de ma peau, ainsi que mes ongles.»
Paul-François Bourgault suit actuellement un traitement biologique. Puisqu’il a essuyé deux échecs lors de traitements précédents, il a droit au remboursement de la Régie d’assurance maladie du Québec.
Grâce à la médication, il a réussi à retrouver un train de vie plus adéquat. Car avant de dénicher le traitement qui saurait contrôler la progression du psoriasis, M. Bourgault a dû vivre avec les répercussions de son état de santé. «J’avais de la difficulté à me lever de mon lit pour aller aux toilettes en raison de mon arthrite, explique-t-il. À l’époque, entre 85 et 90 % de mon corps était recouvert par le psoriasis. Je ne pouvais pas être fonctionnel. Depuis que je suis traité avec le médicament biologique, je suis retourné à l’université et j’ai pu reprendre le travail.»
Gerard CLEMENT
Commentaire mis en ligne le 20 mai 2008bonjour,
ayant quelques plaques de psoriasis (tronc pliure genoux coude), je m'en suis passe avec les pomades optoderma;
c'est des mineraux et ca peut chauffer un peu , alors on dilue a l'eau;
je les ai eu chez un pharmacien a Paris; mais pour le Canada, on peut les avoir sur internet sur www.bioparabolic.com je pense
si ca peut vous aider,
Gerard