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Raymond Marcoux : un syndic qui œuvre dans le respect de la dignité humaine

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 19 mai 2008 à 5:10
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Raymond Marcoux : un syndic qui œuvre dans le respect de la dignité humaine
Raymond Marcoux, un syndic qui cumule expérience et sagesse.
Raymond Marcoux : un syndic qui œuvre dans le respect de la dignité humaine
Cette semaine je vous relate ma rencontre avec un homme que je connais depuis de nombreuses années et qui exerce une profession qui m’a toujours intrigué. Raymond Marcoux est un homme qui croit sincèrement que tout individu a droit à une seconde chance dans la vie. Je l’ai toujours vu tenter de trouver une solution digne et humaine afin de venir en aide à ceux que sa profession de syndic amenait à rencontrer.
Québec Hebdo - Comment devient-on syndic?
Raymond Marcoux - «À mon époque, nous devions terminer nos études en comptabilité et en administration. Avoir des notions de droit est un avantage indéniable. On exigeait aussi qu’un candidat possède une expérience d’au moins cinq ans dans un bureau de comptable agréé, avant de demander sa licence. Je vous parle ici du début des années 1970. Aujourd’hui, c’est peut-être différent. Personnellement, j’ai fait toutes mes études à l’Université Laval.»
QH - Est-ce que tu avais planifié de devenir un jour syndic?
RM - «Non. Je me dirigeais vers une carrière de comptable. Une fois mes études terminées, la firme de comptable pour qui j'ai travaillé, Maurice de Coster, opérait un département de faillite où j’ai fait mes premières armes. Par la suite, j’ai travaillé pour la firme comptable Gingras-Normandeau jusqu’à ce que j’obtienne ma licence de syndic, moment où je suis devenu associé à ce bureau. Nous avons été achetés par la compagnie Torn-Ridell, pour ensuite fusionner avec KPGM où je suis demeuré associé jusqu’en 1997. En 1998, je me suis associé avec la firme Robitaille-Delisle, qui depuis l’an dernier opère sous le nom de Gainsberg-Gingras dans plusieurs grandes villes du Québec.»
QH - Quelles sont les raisons qui amènent un individu à faire faillite?
RM - «Surtout l’abus du crédit. Le phénomène des cartes de crédit multiples et trop faciles à obtenir. Il y a aussi l’acquisition de maison sans comptant et un crédit basé sur les revenus du couple. Quand arrive une perte d’emploi ou encore un divorce, les revenus d’un seul individu ne sont plus suffisants et c’est alors le drame. Aujourd’hui, les gens sont trop pressés, ils veulent tout avoir et vite, maison, voiture neuve, voyages, etc.»
QH - Quel est l’âge moyen des gens qui font faillite?
RM - «Malheureusement, il y a beaucoup de jeunes. Environ 60 % des faillis ont entre 20 et 35 ans. Plusieurs sont affectés aussi par les prêts étudiants. Quand tu pars dans la vie avec plus de 30 000 $ de dette et qu’en plus tu achètes une maison, les fins de mois arrivent vite. Il y a aussi le phénomène des personnes âgées de 70 ans et plus. Je constate que beaucoup de ces personnes sont affectées par le jeu! Elles s’ennuient et commencent à jouer un petit 20 $ par semaine et ça finit que le fond de pension y passe. C’est triste et il y en a plus qu’on pense. Ces gens-là sont fragiles et il ne résistent pas aux tactiques agressives des agences de recouvrement. Alors, ils font faillite et ils le font en cachette. Pour cette génération, c’est honteux.»
QH - Est-ce que le crédit s’obtient trop facilement de nos jours?
RM - «Définitivement! Le crédit est beaucoup trop facile. Plusieurs institutions financières émettent trois ou quatre sortes de cartes de crédit à la même personne. Quand tu gagnes 35 000 $ ou moins par année, tu ne devrais pas avoir des marges de crédit totalisant 30 000 ou 40 000 $ à des taux d’intérêt aussi élevés. Les émetteurs de cartes de crédit sont très agressifs et inventent toutes sortes de promotions alléchantes, ce qui amène beaucoup de gens à accumuler des dettes importantes. Un beau jour, ils n'arrivent plus.»
QH - Par définition, un syndic travaille pour les créanciers, comment peut-il aider un individu en faillite?
RM - «Nous sommes là aussi pour voir à ce que les droits du failli soient protégés. Nous pouvons apporter beaucoup d’aide à ces gens. Je crois que c’est un devoir de renseigner et de guider toutes ces personnes afin de résoudre humainement et dignement leurs problèmes. On doit toujours avoir la notion du respect de l’individu. Notre expérience et nos relations professionnelles nous permettent de bien renseigner les personnes en difficultés et cheminer avec eux dans une restructuration de plusieurs aspects de leur vie. Il faut que ces individus redeviennent un actif pour la société.»
QH - En terminant, quels conseils donnerais-tu aux gens afin qu’ils ne se retrouvent pas dans ton bureau?
RM - «Aux jeunes surtout, soyez patients. Beaucoup sont trop pressés. On veut tout avoir en démarrant dans la vie. Prenez le temps de faire un budget et respectez-le. Méfiez-vous du crédit trop facile. Terminez vos études et remboursez vos prêts étudiants. Préparez votre avenir avec des placements ou des REER. L’amour et les problèmes financiers, ça ne fait pas bon ménage! Cela fait déjà 34 ans que je suis syndic et j’en ai vu de toutes les couleurs. J’en ai encore pour quelques années et si je peux encore aider, je me sentirai valorisé de savoir que j’ai contribué à remettre des individus sur un meilleur chemin de vie. Et, le conseil que je peux donner aux jeunes syndics; ayez du respect!»
QH - Je ne souhaite à personne d’éprouver de tels problèmes financiers. Mais, si jamais un jour ça vous arrive, alors je vous souhaite de rencontrer mon ami Raymond Marcoux!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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Mané Lamoudou

Commentaire mis en ligne le 17 août 2008
Bonjour Monsieur Raymond Marcoux,

Je suis un jeune étudiant âgé de 25 ans en Finances et Comptabilités, je vous écrire pour que vous puissiez me donner des conseils à sovoir comment faire pour reussir dans la vie, comment entreprendre dans la vie pour reussir.
J'attends que vous me donnez des conseils pratiques et très excelent.
Merci et je suis dans l'impatience de vos conseils.

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