La classe de Richard Mercier a participé avec enthousiasme au projet de Renaude Savard.
Journalistes en herbe à l’école des Jeunes-du-Monde
Projet-pilote Éduc-moi
Une maman de quatre enfants, voyant l’état du français se détériorer, a voulu mettre son grain de sel dans l’éducation des jeunes d’aujourd’hui. Elle a mis sur pieds un projet-pilote à l’école des Jeunes-du-Monde (pavillon Bardy). De jeunes élèves de 6e année ont ainsi été invités à collaborer à la réalisation d’une revue intitulée Éduc-moi.
«L’état du français est désastreux au Québec, décrie Renaude Savard, instigatrice du projet éducatif. Même sur Internet, il y a plein de fautes, et nos jeunes s’y rendent et c’est ce qu’ils lisent!» Préoccupée par cette observation de la situation, elle décide de donner un léger coup de pouce aux enfants. Elle propose ainsi à l’école limouloise un projet de revue. C’est Richard Mercier, professeur de 6e année, qui accepte de sauter à pieds joints dans le projet. «La revue en est encore à ses premiers balbutiements, relate Mme Savard. Mais je crois que le concept pourrait éventuellement être étendu à d’autres niveaux, et, qui sait, peut-être dans d’autres écoles?»
Tous les talents des élèves ont été mis à contribution. Artistes, poètes, créateurs et écrivains en herbe ont participé avec entrain à la création de la toute première édition d’Éduc-moi. Jessica Villeneuve-Linteau a créé la «mascotte» et emblème du journal, Vocabulle. Sokol Mici a quant à lui concocté une bande dessinée fort originale. Plusieurs conservent de bons souvenirs de cette expérience. «On a donné des idées et appris beaucoup», souligne Shany St-Pierre, participante au projet.
Les enfants ont pris part à toutes les étapes de décision. Les textes choisis l’ont été conjointement par Mme Savard et ses petits protégés. Ensemble, ils ont complété les diverses sections de la revue à l’aide de textes, croquis et bande dessinée. Actualité, environnement, animaux préférés, sports et correspondance ne sont qu’un bref aperçu des diverses rubriques.
«L’une des sections de la publication est réservée aux extraits de lettres envoyées aux jeunes élèves de la Belgique, avec qui nous correspondons depuis un certain temps», précise Mme Savard.
Le français conjugué
«J’ai investi dans une bibliothèque à la maison, qui contient plus de 800 livres. Je voulais que mes enfants lisent ce que j’ai lu dans mon enfance. Mais ce ne sont pas tous les parents qui ont la chance d’acheter des livres à leurs enfants», déplore Mme Savard. Cette dernière a ainsi voulu donner une chance égale à tous les enfants d’approfondir leurs connaissances en lisant et en écrivant.
Car la lecture, la maman en raffole! Aussi qu’elle se souvienne, elle a toujours nourri une passion inégalée pour sa langue maternelle. «J’ai toujours aimé le français et encouragé mes enfants à lire», conclut-elle.