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La bonne aventure de Simon Bédard

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 13 mai 2008 à 12:00
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La bonne aventure de Simon Bédard
Avant de plonger à pieds joints dans la conception d’un jeu de société, Simon Bédard a d’abord été un journaliste et un animateur de radio reconnu. Il a fait ses premières armes dans une station de Québec, en compagnie de l’unique St-George Côté, à l’âge de 15 ans. Portrait d’un homme intègre et déterminé.
Simon Bédard goûte à la radio à un très jeune âge. Dès lors, il succombe au charme de ce média. Il y consacrera 40 années de sa vie. «La première fois que j’ai fait de la radio, c’était à CKCV, à Québec, avec St-George Côté. Il a été mon mentor et j’ai appris énormément de cet homme», relate le principal intéressé.

À l’époque, l’apprentissage du métier de journaliste et d’animateur ne s’apprend pas sur les bancs de l’université, mais bien «sur le tas». M. Bédard met son talent à contribution dans de nombreuses stations radiophoniques tant à Québec, à Montréal qu’à Chicoutimi. CVCV Québec, CJMT Chicoutimi, CJMS Montréal et CKVL Montréal ne sont qu’un bref aperçu de l’imposant curriculum vitae de l’ancien animateur.

«La radio a toujours été ma passion profonde, confie-t-il. Ce média offre une liberté assez exceptionnelle. Ça n’a pas de prix, le feeling, la sensation d’être devant le micro. Mon plus grand deuil dans la vie est celui d’avoir dû quitter la radio, en raison de mon état de santé.»

Car M. Bédard ne l’a pas eue facile ces dernières décennies. Foudroyé par deux anévrismes – l’un au cerveau, l’autre à l’aorte – il a dû choisir entre sa passion pour la radio et sa propre santé. Il a misé en faveur de cette dernière. «Le pire a certainement été l’anévrisme au cerveau. Ce fut les heures les plus longues de ma vie. Au début, les médecins croyaient qu’il s’agissait du cœur. Puis, la neurologue est arrivée, les yeux pleins de larmes, et elle m’a dit qu’ils s’étaient trompés, que c’était au cerveau. J’avais 95 % de chances de ressortir de l’opération avec des séquelles. J’ai décidé d’opter pour le 5 % restant», relate-t-il avec émotion.

«La maladie a joué un grand rôle dans ma vie, dans ma façon de me conduire, s’empresse-t-il d’ajouter. J’ai cependant dû mettre un frein à bien des choses que j’aurais aimé réaliser.»

Même après avoir effleuré la mort de si près, l’homme aujourd’hui à la retraite ne nourrit aucune crainte face à la fin de la vie. «Je suis mort deux fois. Si tu vis dans la peur de la mort, tu passes à côté de la vie. La vie, c’est chaque respiration, le moment présent. Demain n’existe pas, d’une certaine façon.»
Parcours d’un passionné
Outre ses heures passées devant le micro et sur le terrain, l’ancien journaliste et animateur est venu en aide à de nombreuses personnes. Il a d’ailleurs été le récipiendaire du Ruban d’Or pour services rendus à la collectivité, octroyé par l’Association Canadienne des Radiodiffuseurs, en 1985.

Il a de plus permis à un jeune garçon en phase terminale de réaliser son plus grand rêve; celui de rencontrer en personne le pape Jean-Paul II. «Je me souviens encore, quand il est arrivé à la station avec sa calotte blanche sur la tête : il avait perdu tous ses cheveux à cause des traitements. Il me regardait et c’est comme s’il me passait la commande par les yeux», se remémore M. Bédard, un trémolo dans la voix.

L’ancien journaliste a en outre collaboré à la réalisation, de concert avec Diane Hébert et Thérèse Lavoie-Roux, alors ministre de la Santé et des Services sociaux, de la fameuse signature du don d’organes, au verso de la carte d’assurance maladie du Québec. Une réalisation dont il est particulièrement fier. «J’ai la satisfaction d’avoir accompli plusieurs choses dans ma vie, ne serait-ce la signature du don d’organes. Combien de vies avons-nous réussi à sauver grâce à cela?»

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