La marque de commerce de Pascal Larouche, c’est son originalité et une présence sur scène exemplaire.
Dans la sphère de Pascal Larouche
L’étudiant de l’Université Laval termine au second rang de finale provinciale d’Univers-Cité en spectacle
La finale provinciale de la toute première édition du concours Univers-Cité en spectacle s’est tenue au théâtre du Cégep de Trois-Rivières le samedi 15 mars dernier. Et c’est un petit gars de chez nous, de l’arrondissement Limoilou, qui a remporté la seconde position. Portrait de Pascal Larouche, un artiste et étudiant de l’Université Laval qui n’a pas son pareil.
On ne sait trop d’où il sort, et si ses textes poétiques reflètent la vérité ou la fausseté. Seul sur la scène, ses doigts pianotant agilement sur les cordes de sa guitare ou de son banjo, il téléporte les spectateurs dans un monde bivalent, quelque part entre l’imaginaire et la réalité.
Sa marque de commerce, c’est son originalité et une présence sur scène exemplaire. Il nourrit le public de ses folies avec, en entrée, des textes empruntés de vies ordinaires de gens sans grands fla-flas. «Je valse constamment entre la réalité et les histoires inventées. J’essaie de rendre extraordinaires les petites anecdotes de la vie quotidienne. Tout devient merveilleux grâce à la poésie.»
Le show de Pascal – Pico – Larouche s’intitule non sans raison Anecdoutes. Alliant anecdotes et doutes – doutes sur la véracité des faits racontés dans ses chansons et l’indécision entre imaginaire et réalité –, le spectacle d’une durée de deux heures fait l’étalage des multiples compositions de son auteur. Aucun cover n’y est interprété, nous promet-il. Puisant son inspiration dans les grands de ce monde: les Richard Desjardins, Georges Brassens et Tomas Fersen, il laisse tourbillonner sa propre imagination pour façonner des pièces et des contes qui lui siéent à merveille.
«Dans mes spectacles, tout est dépouillé et c’est voulu. Quand il y a une batterie et une basse, on n’entend pas bien les paroles. J’essaie de meubler les silences grâce à mon interprétation. Et d’intégrer le public à ma prestation. Les spectateurs font partie intégrante du spectacle.»
Car il est d’abord et avant tout un conteur – ou slameur – de la tranche des poètes. C’est d’ailleurs cette aptitude à raconter des histoires qui l’a poussé dans les bras de l’enseignement. En bon étudiant en enseignement au secondaire qu’il est, il a opté pour la spécialisation en histoire et géographie. Pour raconter aux enfants les histoires de nos contrées.
Mais la musique le tenaille constamment. Malgré ses études universitaires, il embrasse toujours le rêve de bâtir sa propre carrière musicale et demeure un membre assidu de la formation LaTourelle Orkestra. Le prix remporté tout récemment lui permettra d’ailleurs de faire quelques pas de plus dans ce milieu. «Le prix gagné en argent lors de la finale me permettra, je l’espère, de réaliser un vrai album un peu plus poussé que le mini-album que j’ai enregistré précédemment. Je ne sais pas encore comment ça va se dessiner. Mais une chose est sûre, je veux continuer à faire du slam-poésie.»