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Vingt-cinq histoires… dont une de guitare

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 9 mai 2008 à 19:30
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Vingt-cinq histoires… dont une de guitare
Pierre Gagnon prend plaisir à observer… puis à raconter. C'est ce qu'il fait dans Je veux cette guitare, son dernier ouvrage. (Photo Frédérick Masson)
Vingt-cinq histoires… dont une de guitare
Il y a Hélène, l'ange puni à qui on a arraché une aile. Dany, le perdant à tête de samoyède. Charlie, le vieil oncle taciturne qui aime fumer seul dans le stationnement. Nico, le délinquant prodige. Sans oublier Nathalie, qui veut se faire prendre en photo partout.
Tous ces personnages, ils ont pris naissance dans la tête de Pierre Gagnon. Un auteur «par accident» guidé par sa passion pour l'écriture, qui leur a ensuite donné la vie par l'entremise de son troisième opus. Je veux cette guitare, c'est donc l'amalgame de 25 récits qui se veulent autant de nouvelles à la fois inspirées et inspirantes, issues d'une seule et même mémoire.

«Je suis d'abord et avant tout un observateur, de mentionner le principal intéressé. À force de noter des choses à gauche et à droite, je me suis retrouvé avec une foule de pistes à exploiter. Le temps était alors venu pour moi de donner vie à tout ça.»

Passant de main de maître de la tendresse au cynisme, en fleuretant avec la colère et l'humour, Pierre Grenon livre dans un style qui lui sied bien des bribes de son quotidien. Un quotidien qu'il raconte au «je», ce qui lui permet en quelque sorte de s'approprier les histoires qu'il prend plaisir à raconter.

«Mon choix d'écrire à la première personne n'est pas le fruit du hasard, de préciser l'auteur du quartier Montcalm. Cette forme de traitement, qui se veut une sorte de narration, me donne l'opportunité de m'inclure en tant que personnage. Comme si je campais chacun des rôles principaux. Au bout du compte, ça donne beaucoup plus de liberté.»
Écrire pour le plaisir
S'il publie aujourd'hui un troisième ouvrage, 5FU et C'est la faute à Bono ayant précédé Je veux cette guitare, Pierre Gagnon le doit en grande partie à sa force de caractère. Compositeur de musique publicitaire, un métier qu'il exerce depuis maintenant un quart de siècle, c'est à la suite d'un coup du destin qu'il a décidé de se lancer dans l'écriture.

«En 2002, on m'a diagnostiqué un cancer du côlon droit. S'en sont suivi des traitements de chimiothérapie, moments au cours desquels j'ai beaucoup réfléchi. Sur moi-même, mais aussi sur tout ce qui m'entoure. Six ans plus tard, alors que je viens de franchir le cap de la cinquantaine, je suis en mesure d'affirmer que la maladie a été pour moi une situation très inspirante. J'irais même jusqu'à affirmer que c'est le plus beau voyage que j'ai fait dans ma vie. Un périple qui m'a donné le goût d'écrire.»

S'il ressent un plaisir immense lorsqu'il se retrouve devant son clavier d'ordinateur, l'auteur ne s'y limite pas pour autant. C'est pourquoi il enfourche son vélo, et ce, 12 mois par année, en plus de s'adonner à la course à pied. Il a d'ailleurs pris part à la plus récente édition du Demi-Marathon des Deux-Rives.

«La vie m'a appris qu'il faut en profiter pleinement, car on ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez. Je m'efforce donc de faire tout ce que j'aime. Et écrire en est une».

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