En compagnie de sa conjointe, Guy Labrecque marchera entre 850 et 900 km, en direction de Santiago de Compostella. (Photo Nicolas Bégin)
Vendre des kilomètres pour soutenir la réussite étudiante
Soucieux d’encourager la réussite étudiante, Guy Labrecque vend les kilomètres de son projet De l’Université Laval à la Compostelle. Dans quelques mois, sa conjointe et lui parcourront à la marche la distance entre Saint-Palais, en France, et Santiago de Compostella, en Espagne. Une belle ballade de plus de 850 km.
À la mi-septembre, les deux Fidéens quitteront le confort de leur domicile pour vivre leur aventure à fond. Bien chaussés, ils devront marcher avec de 15 à 20 lbs d’équipement sur le dos, sans compter le poids de la nourriture quotidienne.
Sur des sentiers balisés, tantôt asphaltés, tantôt rocailleux, ils avanceront à un rythme moyen de 25 km par jour. Ils prendront cependant le temps nécessaire pour se reposer et effectuer quelques visites sur la route.
Démarche personnelle
La démarche se veut personnelle, et non spirituelle. Puisque le voyage figurait déjà sur la table, M. Labrecque profite de l’occasion pour vendre ses kilomètres. En quelques semaines, il a obtenu environ 3 000 $. L’idée consiste à amasser 30 000 $, pour ensuite remettre l’argent en bourses aux étudiants, en complément aux cachets existants.
«Mon but est de créer le Fonds d’aide à la réussite étudiante (FARE) pour aller dans chaque programme et développer des partenariats», explique le conseiller à la gestion des études à la Faculté de médecine de l’Université Laval.
«Tout l’argent va à la fondation, insiste M. Labrecque, fier des appuis reçus sur le campus universitaire. Tous les coûts du voyage sont défrayés par moi et ma blonde. Le voyage, c’est quelque chose qu’on faisait déjà.»
Le FARE doit voir le jour un an après le déroulement du projet. Dans le cas contraire, M. Labrecque divisera à parts égales la totalité de la somme amassée, pour ensuite remettre tous les sous au Fonds de recherche et d’enseignement de la Faculté de médecine et au Fonds étudiant de la Faculté de médecine pour la santé internationale (FEMSI).
Du plaisir à marcher
On le comprendra, le couple marche déjà beaucoup en temps normal. Cette activité physique fait partie de leur quotidien depuis trois ou quatre ans.
Mais entre se balader une journée dans les sentiers de la région et parcourir des centaines de kilomètres, il y a un monde. «Nous avons toujours du fun à partir une journée, à marcher et à jaser, là on va en faire 40», dit-il en riant.
«Nous partons positifs, ajoute-t-il. Si un des deux se blesse en cours de route, on fera le nombre de kilomètres qu’on pourra faire. Avec tout le temps qu’on se donne, je ne suis pas inquiet de me rendre à Santiago de Compostella.»
Pour encourager Guy Labrecque dans sa démarche ou pour faire un don, on peut lui écrire à guy.labrecque@fmed.ulaval.ca.